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par zit
27 Juil 2012, 21:18
 
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Re: Balancer vos screens part 2 ^^

GG Hubert, Top 15 des plus gros panthéon +1 (Ce classement ne prend en compte que les joueurs qui ont fait un compte sur ce site, autrement dit une poignée de l'élite française pour la plupart.
Le premier est un sacré no-life, il a passé 1/4 de ses journées sur Guild Wars depuis qu'il joue...

pantheon.jpg
par Beber Cb
30 Juil 2012, 18:46
 
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Les inventions pathétiques

Une petite fan-fiction de mon cru. Soyez indulgents, si vous le pouvez.
Encore merci à hub pour cette rubrique.

Les Inventions Pathétiques
Ou
Les Aventures de Mina Tesla



Note de l’auteur : Cet ouvrage a été adapté pour la lecture par le bookah ordinaire qu’il soit charr, humain, norn ou sylvari. Si quelques termes ou formulations vous semblent maladroits, c’est probablement lié à l’incapacité de traduire en termes vulgarisés des concepts asuras hautement intellectuels, inaccessibles aux esprits plus lents.


Premier chapitre : Le contexte

Parmi les innombrables coteries scientifiques qui pullulent dans la province de Métrica, il en est une dont la réputation est encore à faire. Pour tout dire, chers lecteurs, quelques asuras seulement en connaissent l’existence. Et parmi ceux-ci, il en est encore moins pour lui accorder du mérite scientifique (ce peu étant principalement constitué des membres de la dite coterie).
Auto-intitulée « Coterie de la Poly-science », elle se caractérise par l’intérêt des ses membres pour l’ensemble des sciences et techniques asuras, et ce, sans limitation du champ de recherche, ni des possibilités d’associations d’idées, même les plus saugrenues.
Et ce, à l’exception d’un unique domaine : l’étude de la biologie hylek, ayant été proscrite des priorités de recherche de la Coterie, suite à un fâcheux incident, une sombre histoire de cadavres de batraciens « golemisés » sans autorisation, dans laquelle la localisation du laboratoire de la coterie à proximité du village hylek s’était révélée des plus malencontreuses…

Les laboratoires de la coterie, situés donc aux abords du Marécage Michéen, bénéficient de rénovations très régulières (tri- ou quadri-annuelles), eu égard à la régularité des incidents des expériences des poly-scientifiques, entrainant la destruction d’une partie des locaux.
De l’essai sur l’énergie à polarité inversée, qui avait nécessité la réfection complète (à 2 reprises) du système d’alimentation en énergie des locaux, aux expériences visant à améliorer les fonctionnalités du respirateur aquatique où le responsable de recherche avait proposé d’inonder le laboratoire pendant plusieurs jours afin de faire tester son outil par l’ensemble des membres de la coterie, sans parler de « la machine à entropie » et du PROJET XWZ0 dont nous reparlerons dans des chapitres ultérieurs, ayant nécessités à eux-seuls la reconstruction entière des laboratoires ; les locaux sont donc toujours mis à neufs, et le matériel à la pointe des dernières avancées technologiques.

Jusque là rien de très surprenant, mais la Coterie de la Poly-Science se différencie des autres par ses membres, des asuras pour le moins exotiques.
On notera par exemple, le vieux Zoorg, asura grincheux à longue barbe, dont les théories initiales n’ont toujours pas été prouvées, mais dont chaque nouvelle expérience permet des découvertes fortuites imprévues, dans des domaines qu’il n’explorait pas.
Un autre de ses éminents membres est l’ambitieux Glarp, dont les dernières trouvailles en matière d’énérgie auto-renouvelée, ont permis de résoudre la Crise énérgétique interne de la Coterie.
Parmi ces jeunes membres, une asura répondant au nom de Mina Tesla (nom composé peu commun pour les asuras, hérité d’une branche familiale ayant longtemps vécu en territoire humain) se distingue par ses idées hors du commun, dont nous aurons l'occasion de reparler. Son caractère est qualifié d’aimable, affable et spontanément enjoué, traits des plus exceptionnels pour un asura, ces états étant même décrits, il me semble, comme des anomalies de fonctionnement du système limbique par bon nombre de spécialistes en neuro-physiologie asura. Enfin, ses immenses yeux verts brillants, son petit nez retroussé, son sourire dévoilant une rangée bien ordonnée de petites dents pointues éclatantes, lui confère un physique plutôt charmant pour une asura, tel qu’on la qualifierait de « jolie fille » en termes humains, ou de « belle plante » en termes sylvaris, si de tels concepts existait chez les asuras (ce qui n’est évidemment pas le cas).

Pour en finir avec la description de la coterie : sa politique générale peut êre résumée simplement telle qu’elle est écrite sur le fronton de ses locaux :
Il n’existe de limites que dans un esprit étriqué.
Recrutement ouvert à tous scientifiques asuras. Batracio-biologistes, s’abstenir.
Non-asuras, passez par la porte de service, merci.


Prochain chapitre : « La Machine à Entropie »
par Inyae
04 Août 2012, 20:20
 
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Re: Halia Hark : gestes déplacés

Episode 2, où le lecteur assistera, médusé, à la rencontre entre Halia et un Asura, moment propice à une confrontation de caractère.

L’Arche du Lion. 4 ans auparavant.

« Vos illustres ancêtres doivent se retourner dans leur tombes en vous écoutant sortir de telles âneries, jeune fille ! » Binocles dorées visées sur son nez anguleux, le précepteur se pinça les lèvres, puis mis sa main devant la bouche pour tousser. Le genre de toux factice, censée être pleine de sens, de reproche, de dépit. « Combien de fois, vous ai-je répété que la magie élémentaire demande la plus grande concentration, ainsi que des heures de méditation, d’étude, de calme afin d’en comprendre les mécanismes… Si vous voulez un jour rivaliser avec les meilleurs élémentalistes, vous devez avant tout apprendre la théorie, les principes magiques et physiques qui régissent… » Halia le coupa net, en se levant. Elle fit deux pas pour se rapprocher, presque nez à nez, avec son professeur privé. Sa petite taille l’obligea néanmoins à se mettre sur la pointe des pieds et légèrement pencher sa tête en arrière. Le professeur plissa les yeux de surprise et voulu ouvrir la bouche. Mais Halia leva sa main droite et posa son index sur celle-ci. « chuuut ! vous me fatiguez. Vous étudiez depuis votre enfance. Vous ne faites que ça. Et vous êtes à peine capable d’allumer un feu de cheminée. Alors vos conseils, cher professeur….. » Gardant son index sur la bouche du précepteur, Halia recula d’un pas. Un large sourire se dessina sur son visage, comme à chaque fois qu’elle s’apprêtait à faire quelque chose qui allait fortement fâcher son entourage. Une bourrasque explosa la fenêtre la plus proche et un tourbillon d’air entra dans la salle de cours. Le professeur recula prestement et trébucha sur une chaise. Il bascula alors en arrière, battant des bras en espérant vainement rattraper son équilibre. Le tourbillon de vent entoura alors Halia, la décolla du sol, puis fit demi-tour vers la fenêtre. Elle riait aux éclats. « bonne journée professeur ! » fut tout ce que dernier entendit avant de se fracasser lourdement l’arrière du crâne sur le rebord d’un bureau.

Dominant l’Arche du Lion depuis le ciel, portée par le tourbillon de vent dont elle contrôlait la vitesse et l’intensité, Halia admira quelques minutes l’urbanisme anarchique de la capitale. Le cosmopolisme de celle-ci avait eu des répercutions étonnantes sur son agencement. Ne pas se perdre dans la partie nord est était une gageure, et nombre de nouveaux arrivants et touristes y perdaient leur sang-froid dans les nombreuses passerelles et ruelles qui la composaient. Halia avait toujours trouvé que c’était cependant l’endroit le plus intéressant de la ville. On y rencontrait toutes sortes de personnes, du notable au contrebandier avide. C’est finalement ces personnes et lieus interlopes qui faisaient la vraie richesse du quartier. Quelques jours plus tôt, en visitant les égouts – elle avait dû en fracturer une entrée – elle était tombé sur une sorte de secte secrète nommée Agents des Soupirs. Elle avait cru sa dernière heure arrivée, mais un de leur chef l’avait laissée partir. En souvenir de la grandeur de tes ancêtres, petite ; avait-il dit. Ses ancêtres. Tout le monde, de ses parents à ses professeurs, lui rappelait sans cesse qu’elle était d’une descendance historique. Plus que cela même. En son sein était censé courir le sang de quelques-uns de ceux qui sauvèrent la Tyrie et Ascalon il y a des décennies. Elle n’était rien de moins que la petite, petite, petite (ad nauseam) fille de Yun Sun Hark et Akai Yuki Hime, deux des héroïnes légendaires dont on conte encore les exploits. Sauf qu’Halia n’avait jamais trouvé que des désagréments à être sans arrêt comparée à elles. Fais ci, fais ça. Respecte tes ancêtres. Ne perd pas ton temps dans des futilités. Leur âme, leur courage, existent à travers toi. Halia serra ses poings. Elle en avait marre d’être comparée à des femmes mortes il y a des éons. Elle voulait être Halia. Point. Sous l’effet de sa rage montante, le tourbillon de vent accéléra. Elle se pencha en avant et plongea à toute vitesse vers le port de l’Arche du Lion. D’une pensée elle rétablit la trajectoire à quelques centimètres seulement du sol et fila comme une fusée le long de la plage, soulevant des nuages de sable et l’eau de mer, slalomant entre les personnes venues profiter du soleil. Elle se sentait bien, libérée de toutes contraintes. Obliquant à droite, elle vola quelques secondes au-dessus de l’eau avant d’y plonger.

Le contact avec la fraicheur de l’eau lui fit reprendre ses esprits. D’un geste de la main gauche elle transforma le tourbillon d’air en bulle qu’elle disposa sur son visage, comme un casque. De longues plantes marines dansaient au rythme du courant autour d’elle. Un gros poisson aux écailles vertes la frôla au niveau de l’épaule. L’endroit avait quelque chose d’irréel, éclairé par des mousses phosphorescentes qui donnaient un halo bleu au panorama. Tournant quelques secondes sur elle-même, les bras en croix, afin de distinguer quelques repères connus, elle aperçut le haut du monument englouti. Si les livres d’histoire disaient la vérité – ce dont elle doutait à certains moments - il devait s’agir des ruines de l’ancienne place principale d’un temps lointain. Du temps de ses ancêtres, en fait. Avant que la terre ne tremble, que les dragons ne se réveillent, et que la topographie fusse changée à jamais. Les restes, majestueux – elle ne pouvait qu’en convenir – de l’ancienne Arche du Lion reposaient désormais sous l’eau, oubliés à jamais par la majeure partie de la population. Elle toucha le monument de sa main droite. La pierre rugueuse semblait avoir des milliers de choses à raconter. Ses sculptures étaient usées par la lente érosion provoquée par l’eau, mais en se rapprochant on pouvait encore y lire quelques mots, y voir des visages. Elle fit lentement le tour de l’obélisque, laissant sa paume s’imprégner de sensations variées, qu’elle jurait venue du passé. Et alors qu’absorbée dans ses pensées, elle se dirigeait vers le haut du monument, elle heurta quelque chose puis reçut un coup dans le ventre. Devant elle se tenait un Asura à la peau grise et aux grands yeux rouges. Elle le vit bouger les lèvres mais n’entendait évidemment rien. Ses gestes, rapides et désordonnés indiquait sans aucun doute son énervement extrême. Mais elle n’en avait cure. Son attention était irrémédiablement attirée par l’étrange appareillage que portait l’Asura. Un énorme sac à dos métallique surmonté d’une hélice, et d’où sortaient différents tuyaux et câbles dont certains étaient reliés aux gants du petit être. Ce dernier resserra les poings et l’hélice se mit à tourner, le propulsant vers la surface. Halia, un sourire aux lèvres, prit le même chemin.

- « Eh Pooka, fais attention. Tu as failli dérégler mon AIPC. » La voix de l'Asura était aiguë.
- « ton..... A..T... ton quoi ? ». Elle mit quelques secondes à s’adapter à la luminosité de cette fin d’après-midi. L’Asura était à quelques mètres d’elle, et elle entendait un bruit sourd, comme un ronronnement.
- « Mon A.I.P.C, idiote de pooka ! Aquaéro Isotopique à Poussée Corolaire…. C’est pas dur à deviner pourtant » De la vapeur s’échappa de l’étrange sac à dos. « C’est un prototype que j’ai moi-même confectionné. Des semaines de travail, alors heureusement que tu ne l’as pas cassé »
- « Je peux tester? » demanda Halia en tendant le bras vers l’engin. Ses yeux pétillaient.
L’asura dévia le geste d’un revers de la main et commença à reculer.
-« non, non, non, tu ne peux pas pooka ! C’est trop compliqué pour quelqu’un comme toi. En plus tu es bien trop grosse pour espérer porter mon AIPC. Et si tu continues à me harceler, pooka, je teste les armes sur toi. » Joignant le geste à la parole, il pointa son bras gauche en direction de la jeune fille.
- « Je te promet que je casserai rien. Je veux juste voir comment ça marche ton Aqualo hystérique à poussin… enfin ton truc. Et si tu veux quelque chose en échange, on pourrait s’arranger. Je connais plein de monde ici. » D’un revers de la main, Halia repoussa une mèche de ses cheveux bleus qui tombait sur ses yeux. Tout ce qu’elle vit ensuite fut un rayon d’énergie, qu’elle se mangea de plein fouet.
La déflagration fut puissante. Halia fut éjectée d’une dizaine de mètres en arrière. Sa peau la brulait atrocement et le sel de l’eau n’arrangeait rien à la sensation de douleur extrême. Devant elle, l’Asura s’envolait à toute vitesse, propulsé par son AIPC. « OK petit être… tu veux jouer au plus malin, alors jouons ». Elle invoqua du vent et se souleva hors de l’eau. Ses vêtements, gorgés d’eau, lui collait à la peau. Et ses cheveux bleus étaient soulevés par l’air. En une fraction de seconde elle commanda à l’air de se déplacer et vola vers l’Asura. A mi-chemin, elle traça une rune dans l’air devant elle. Un immense éclair déchira le ciel ensoleillé au-dessus de l’Arche du Lion et frappa l’Asura en pleine tête. Celui-ci perdit de l’altitude, mais rétablit facilement son assiette quelques mètres plus bas. Il fit volte-face pour affronter Halia. Croisant les mains devant lui, il invoqua prestement deux doubles éthérés qui se jetèrent sur la jeune fille en lançant des projectiles magiques. Halia prit peur un court instant. Impossible d’esquiver tous ces missiles de mana. Mais elle se ressaisit immédiatement. Elle leva les deux bras en l’air, soulevant une masse d’eau gigantesque qu’elle gela aussitôt. Les projectiles magiques s’écrasèrent avec fracas sur le mur glacé. De derrière, Halia pouvait voir des fissures se créer, et elle crut que sa barrière n’allait pas résister. A l’abri, même provisoire, elle incanta à la volée deux sortilèges. Le premier créa un élémentaire d’eau qui surgit de la mer et fondit sur sa proie asura, pour l’entourer. Le second, plus simple, fut un simple éclair dont l’énergie se propagea à travers l’élémentaire d’eau. La machine de l’Asura toussota, et des tuyaux rompirent. Elle le vit tomber et s’écraser sur le sable d’une plage. L’excitation de la victoire lui laissa cependant un gout amère. Elle se précipita vers l’Asura pour s’assurer qu’elle ne l’avait pas tué. Arrivée sur la plage, elle stoppa les sorts qu’elle maintenait jusqu’à lors et se pencha sur le petit corps. Mais celui-ci s’évapora aussitôt touché du bout des doigts. Alerté par son instinct de survie, Halia fit une roulade vers l’avant et se retourna dans le même mouvement. Sa position précédent fut lardée de multiples missiles de mana et elle vit l’Asura sortir de l’eau un sourire aux lèvres et traçant un signe dans l’air devant lui. Elle invoqua par réflexe un mur de sable, mais rien ne vint le frapper.
- « Jeunes gens, je pense que vous avez fini de jouer. A moins que vous ne vouliez que je m’en mêle ». Un homme de haute stature, portant une armure de plate rutilante, marchait vers eux. La tête de Lion ouvragée ornant son pectoral trahissait son appartenance à la garde d’élite de la ville. Halia était de plus certaine de l’avoir déjà vu à une des réceptions organisées par son paternel. Il marchait doucement, et ne paraissait nullement menaçant. Sauf qu’elle savait qu’il ne valait mieux pas se frotter à ce genre de personne. L’Asura devait d’ailleurs se dire la même chose, car il avait stoppé son sort et regardait l’homme s’approcher. « Je sais que vous avez besoin de vous dépenser, mais on a assisté à votre petite guerre d’assez loin. Des gens ont même craint une attaque ennemi. C’est quoi le problème, Mlle Hark ? »
- « euh, je… enfin nous… j’veux dire il a… » Halia ne savait pas trop quel était le problème en fait. « C’est moi qui ait voulu lui prendre sa machine, pour tester. J’ai peut-être un peu abusé mais mon père paiera si j’ai enfreint une loi… ou deux. » Par réflexe, elle se recoiffa. Geste ridicule vu qu’elle se savait être dans un état lamentable. Trempée, brulée, écorchée, et la robe déchirée à quelques endroits. L’Asura, lui, restait étrangement silencieux.
- « Non, Mlle. Votre père ne paiera pas. Vous êtes assez grande pour le faire. Je vous attend demain à l’auberge de la loutre dégarnie. Je vous présenterai à des suivants de Dwayna, et vous les aiderez à servir la soupe collective qu’il donne tous les jours aux nécessiteux de l’Arche du Lion. Et vous le ferez avec le sourire, pendant quelques jours. Je me suis bien fait comprendre, Mlle Hark ? » Le garde s’éloigna. Tout autour, des badots regardaient la scène et y allaient de leur commentaire. Halia sentit un mélange de haine et de honte monter en elle, quand l’Asura l’interpela.
- « Mlle Hark. Je suis ravi de faire la connaissance d’une fillette qui a d’aussi nobles pooka dans ses ancêtres. Je crains de devoir vous quitter prestement. Ma coterie attend avec impatience les premiers résultats du test de mon AIPC. » Halia le dévisagea avec étonnement. C’est la première fois qu’elle faisait attention à ses traits de visages. Le visage rond, les oreilles pointues tombantes, l’Asura faisait jeune.
- « et ton nom ? » cria t-elle alors que l’Asura s’éloignait.
- « Flujox » répondit-il avant de disparaitre derrière une dune.
par Akai
13 Août 2012, 16:29
 
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Re: Halia Hark : Histoires du passé

Akai Yuki Hime, derniers écrits

Tyrie. J’y ai commencé mon existence, et j’y termine ma vie. Aucun regret à avoir, j’ai bien vécu. Bien sur je n’ai pas eu une de ses vies tranquilles, mais mon nom est entré dans l’Histoire. Ce n’est déjà pas si mal, pour une orpheline dont la vie a commencé au milieu d’une étendue glacée battue par les vents du nord. Aucun regret, si ce n’est celui de mourir seule, de ne pas avoir vécu le conte de fée que ma vie chevaleresque aurait pourtant du connaître, si je m’en réfère aux livres pour enfants. Non, les héros n’obtiennent réellement jamais la considération des autres. Seulement de la méfiance, de la jalousie aussi, de l’indifférence le plus souvent. Trop de puissance en moi, trop d’ennemis derrière moi, et aucun véritable avenir devant moi maintenant que les menaces divines et souterraines ont été vaincues. Mon nom fut gravé dans la pierre de la commémoration, puis écrit dans des manuscrits rapidement refermés et rangés dans les étagères poussiéreuses d’une trop grande bibliothèque. On me salua, on me parla mais on ne m’écouta que rarement. Telle une bête de foire je devenais l’amie à avoir, celle qui flatte son propre égocentrisme. Une ‘uvre d’art, d’un temps déjà révolu, que les puissants, ceux qui n’ont rien fait sauf marcher avec succès sur les cendres de ceux qui ont subis, aiment à exhiber. Certains cependant ne m’ont pas oublié. Mes compagnons d’aventure, bien sur, même si le destin nous a tous amené à se séparer en une ultime et vaine et promesse de se revoir, un jour ; mais surtout les survivants des sectes et groupes que j’avais combattu. Ceux là n’ont pas oublié mon nom, ni mon visage. Ils m’ont chassé un temps par vengeance. Mon exil vient de là. J’étais las, fatiguée de devoir continuellement veiller à ma propre survie. Je suis repartie là d’où je venais. Il y fait froid, certes, mais le repos que j’y ai trouvé a réchauffé mon coeur. Je vivais pour moi. Et aujourd’hui je vais mourir, et sûrement me figer à jamais en une statue de glace, triste épouvantail relique d’une époque dont on parle au passé. Un passé qui n’est pourtant pas si lointain que cela. Mais la civilisation n’aime pas à se rappeler ses mauvaises périodes, surtout quand cela est en partie due aux faits de certains hommes. Mais vous connaissez l’Histoire aussi bien que moi. Si ce n’est mieux, puisque votre position extérieure ne rend pas votre jugement aussi arbitraire que le mien.

Je suis née il y a de cela 41 années. Mes souvenirs de petite enfance sont flous. Et rétrospectivement, je préfère qu’ils le restent. Quelques images hantent pourtant encore mes rêves : une femme traînée sur le sol tandis que je pendais à son entrejambe encore attachée par le cordon nourricier, puis une liquide chaud et gluant sur mon visage et ma bouche, et enfin les yeux jaunes d’une louve. Je mentirai en disant que je n’ai pas recherché à savoir d’où je venais réellement. J’y ai même passé deux ans de ma vie. Et la vérité est dramatiquement simple. Enfant adultère, j’ai été abandonnée par ma « famille » le jour de ma naissance, laissée seule, pour mourir, dans une toundra glacée du Sud D’Ascalon, du temps de sa splendeur. La sélection naturelle a fait le reste, et n’a pas voulu que je meure. Les astres et les dieux avaient ils déjà mon destin entre les mains ? Penser que tout est écrit me met mal à l’aise. Mais c’est la seule conclusion possible au fait qu’une louve m’est solidement pris le bras gauche dans sa gueule (j’en garde encore des marques) pour me déposer des kilomètres plus loin devant le gîte de celui qui deviendra une sorte de père adoptif.

De géniteurs inconnus je passais alors à une famille monoparentale dans laquelle, malgré toute la bonté et gentillesse dont il savait faire preuve, celui qui je nommai affectueusement Oto-san n’était guère présent, vadrouillant par monts et vaux à ses études de plantes. Mes journées étaient alors remplies, entre tache domestiques et études des manuscrits biologiques qui traînaient au fond des malles. Et vers mes 10 ans, Oto-san fut nommé membre de la Guilde des Explorateurs ; une fonction qu’il visait depuis son enfance et qui récompensait des années de travail de terrain. Nous partîmes donc vers la Cité d’Ascalon, laissant dernière nous les quelques brides d’un passé commun ordinaire dont le calme induit par la routine reste parmi mes meilleurs souvenirs, quand j’étais consciente d’être heureuse.
Ascalon la Grande. Je n’ai pour habitude d’être émotive, mais le spectacle de cette majestueuse forteresse aux pierres claires, perdue dans un océan de verdure m’a bouleversée. Alors que la vie s’y faisant trépidante, presque à l’image d’une fourmilière, on y ressentait avant tout calme et volupté, pour reprendre les mots d’un ami poète que je rencontrerai des années plus tard, et qui se perdit dans les affres de l’opium de Cantha. Comme dans les contes et légendes des chevaliers immaculés paradaient sur leurs blancs destriers, des dames bien vêtues se hâtaient dans la cour intérieure et des magiciens grandiloquents faisaient mille et un tours de passe-passe pour divertir les marmots aux cheveux en bataille. Le contraste avec mon ancienne cabane était saisissant, et j’avoue honteusement m’être un temps laissé porté par cette ambiance grisante. Jusqu'à ce que Oto-san soit envoyé à des centaines de kilomètres, par delà les montagnes enneigées de l’Ouest. Dans un au revoir aux allures d’adieux, il me confia alors aux bons soins des précepteurs d’Ascalon. J’intégrai alors ce qui était considéré comme la meilleure école. Mais mélangée aux fils de chevaliers, fille de courtisanes et bien d’autres noblillons ou rejetons de bourgeois, je fus vite mise au ban. Fille de pas grand-chose, campagnarde un peu rustre, j’étais l’intrue de l’école, celle qui devait sa place à la magnanimité du Roi, en échange des services d’Oto-san. Ce fut presque qu’on ne me prenne pour la servante souillon, tout juste bonne à laver la plancher et porter les sacs. Ce fut presque que je ne le crois moi-même. Des manières je n’en avais aucune. Niveau connaissances j’avais quelques années de retard sur les autres élevés du même age. Et surtout mon physique effrayait, même certains professeurs. Est-ce mes premières heures passées dans l’immensité glaciale, une tare pour être née bâtarde, ou juste un coup du hasard, qui m’ont donné ce teint bleu glacial, de la peau à la racine des cheveux en passant par les yeux ‘ Le surnom de bonhomme de neige me faut vite attribué, jusqu'à ce que le précepteur principal, peut être pris de pitié à mon égard, raconte la vieille légende la femme des neiges, et fasse publiquement remarquer que le dessin que l’auteur faisait de cet être me ressemblait étrangement. Yuki Hime, la princesse de la neige, devint mon surnom, puis par la force des choses mon nom. Il n’y avait malheureusement que peu de respect dans le ton de ceux qui m’appelaient ainsi, mais de la moquerie, et peut être un peu de peur, puisque la légende ne le dit elle pas, je mange les voyageurs égarés dans le blizzard ! Toujours est il que les années passèrent, sans nouvelle d’Oto-san, mais avec quelques satisfactions dont celle de me savoir douée pour les arts élémentaires.

J’avais 13 ans. Je vivais alors à l’Académie des arts élémentaires, montrant une certaine disposition innée pour la maîtrise de l’eau et de l’air. C’est à cette époque que j’ai définitivement perdue toute idée de notion de hasard. Née dans le froid glacial, abandonnée dans la neige, portant des caractéristiques physiques dites glaciales et maintenant douée pour la maîtrise de éléments eau et air’. La nature, ou les dieux, avait décidé pour moi, me façonnant à leur idée pour un quelque chose sûrement important. Ce quelque chose je le connais maintenant. Jouer les héros, survivre aux Ennemis et faire le travail qui doit être fait, coûte que coûte. Et le premier adversaire frappa. On était alors habitué à l’opposition constante contre les Charrs, une guerre dont les raisons se perdaient dans la mémoire défaillante des anciens. Les Charrs attaquaient, les Chevaliers repoussaient, et on comptait les pertes. Le Mur nous protégeait. Mais ce jour là, par un soleil de plomb, les Charrs attaquèrent plus fort, plus rapidement, plus rageusement que d’habitude. Le Mur tint bon. Mais quelque chose changea en Ascalon, comme si un vent de panique s’emparait du peuple. Avec le recul, je pense sincèrement que ce fut du réalisme dont firent preuve les Ascaloniens. Du réalisme face à un danger réel. Peu ou prou après ces événements je décidai de prendre du recul et tester la vie au grand air. Avec la bénédiction de mon instructrice, je parti donc à la rencontre d’Ascalon, en grande partie pour tester mes compétences. Survivant plus que vivant grâce à l’eau pure de la rivière et à quelques baies sauvages, j’apprenais alors les rudiments de ce qui me permit ensuite au plus fort des événements dramatiques de Tyrie, Cantha et Elona de survivre. Mon caractère se forgeait, mes réflexes s’affinaient, mes sorts prenaient de la puissance, et je devenais aussi malheureusement plus solitaire que jamais.
Le temps passa, rapidement, et je fis des rencontres qui allaient me mener au centre d’un pétrin que je n’avais pas désiré. Vous connaissez la suite’. La Fournaise, ce déchaînement d’éléments destructeurs lâchés par les Charrs. La fin d’Ascalon la verte. Le début d’une ère de déchéance, de fuite, de morts, de gloire déchue. Le début aussi du réveil des Ascaloniens, de leur prise de responsabilité au regard des actions de Rurik, le Prince d’un royaume en miette mais qui laissait tout son courage et sa volonté au service d’un hypothétique meilleur avenir. Lutter contre les Charrs, d’abord, puis contre des nouvelles forces venues des montagnes, de la foret, puis du désert. Découvrir la puissance qui se cache derrière cet apocalypse. Tuer cette main maudite, occire ses suivants, détruire ses minions, balayer la cendre et le sang pour espérer découvrir une once de futur. Nous ne demandions pas alors un nouvel age d’or. Nous pleurions de désespoir, priant pour une fin de guerre et un moment de répit afin de panser nos blessures et enterrer nos nombreux morts. Dans cette quête d’un futur pour ses sujets, Rurik entraîna une bande de « mercenaires » aventuriers. Et il laissa sa vie, agonisant et pleurant pour son peuple qu’il ne sauvera pas. Les aventuriers continuèrent sans lui. Que faire d’autre à cet instant tragique ‘ Nous ne pouvions rebrousser chemin. Alors autant aller au bout de son aventure personnelle. Le reste est entré dans la Légende. Le reste mais pas l’essentiel. Car pour avancer, encore et toujours, malgré les morts, les revers de fortune, et les hordes de monstres tous plus dangereux que les précédents, il faut de la motivation. Je ne parlerai pas pour mes compagnons, chacun ayant je pense une raison particulière de se sacrifier ainsi. Pour ma part j’ai longuement réfléchi à mes actes. Nombreux sont les moments où j’aurai pu stopper, faire demi tour, lâcher prise et mourir, quelque en soit la manière. Mourir pour ne plus penser, ne plus souffrir. Mourir pour retrouver la paix. Mais je n’avais pas survécu pour m’arrêter aussi stupidement, à cause de la peur ou du stress. Je n’ai aucune raison affective, à part un pacte d’amitié avec mes compagnons, pour avancer dans les pièges de multiples intrigues, juste le plaisir de me deconnecter un court instant le temps d’un combat. C’était mon moyen de m’évader, moins lâche que la mort. Ce moment où le monde devient blanc, où seul l’instinct primaire contrôle les pulsions, où le calme règne en moi. C’était, je crois, mon moteur principal. Une addiction au danger pour se sentir vivre à l’extrême limite de la mort. La sagesse particulière qui est maintenant mienne est consternée par ce moteur. Mais c’est ce qui m’a conduit dans un premier temps à libérer la Tyrie d’une sourde menace puis de jouer un rôle dans le retour d’un passé destructeur sur Cantha.
Elona fut un peu différent. A vrai dire je me suis attachée à ce continent chaud, pourtant à l’opposé de ma nature. J’ai aimé ces paysages, et surtout ces habitants. Et pour la première fois j’ai eu l’impression d’être en avance ou tout du moins à égalité avec les événements, ne pas les subir, ne pas leur courir après dans une cavalcade contre la montre, où celui qui abandonne est laissé crevant sur le bord de la piste. J’ai aimé Elona, mais je n’y suis jamais retournée après la défaite d’Abaddon. Même après la guerre contre les destructeurs, quand une semblant de paix fut enfin établi sur Tyrie. Peut être par peur de ne pas en repartir.

Je me suis retirée du monde. J’ai dit adieu à la civilisation et ma Guilde. Je sais que Shaylan VifArgent la dirige toujours. Peut être a-t-il formé d’aussi glorieux membres que ceux avec qui je combattis jadis.
C’est mon dernier jour, je le sens. Je ne désire plus vivre. Je veux me reposer. Enfin.

Je ne laisse rien derrière moi. Ni grimoire, ni objets. Seul ce mot attestera de mon existence. Et si le temps est aussi froid que je le prédis dans les jours à venir, le parchemin sera craquelé puis réduit en poussière à la première montée en température. Il ne restera alors de moi qu’un nom, bientôt oublié.
par Akai
13 Août 2012, 16:34
 
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Re: Halia Hark : Histoires du passé

Akai Yuki Hime : Suivez le lapin blanc

Le bruit assourdissant du vent s’engouffrant dans les couloirs et interstices pierreux de l’œil du Nord s’était enfin tu il y a quelques heures. La tempête prenait fin, et avec elle ma trop longue oisiveté. Recluse depuis maintenant 4 jours dans cette prison de pierre et de fer, l’enfermement commençait à me rendre paranoïaque. Trop de gens au même endroit. Trop de voyageurs abandonnés au bon vouloir de caprices du ciel. Trop d’incertitudes sur leurs buts, leurs pensées. Et dans chaque regard, chaque sourire, chaque murmure je décelais méfiance et haine à mon égard. Il fallait que je sorte ; laisser mon esprit rependre contact avec la nature et les éléments. Retrouver le contact de ma neige nourricière. Sentir les puissances élémentaires monter en moi, puiser à la sources de toute chose. Sortir, et vite. VITE…
Le vent caresse enfin mon visage. A entendre les grognements derrière moi, Koss et Dunkoro devaient plutôt considérer que ce dernier leur fouettait le visage. Mais je pouvais les comprendre. La chaleur d’Elona m’avait un temps abattue. Le temps les habituera aux rudes conditions des montagnes. Loin devant moi un pâle soleil luttait pour imposer sa douce chaleur à la nature environnante. Il lui faudra sans doutes plusieurs jours d’effort pour réveiller la totalité de la faune et flore. Pour le moment, j’ai l’impression saisissante d’être la seule âme qui vive à cent lieues. Je ne peux contenir le sourire qui se dessine sur mon visage. Rechaussant mes lunettes, pour cacher de main ce signe de vanité intolérable, j’accélère le pas, sans direction précise. La glace craque sous mes pieds, les fêlures naissantes dessinant une mosaïque improbable et chaotique dont le dessin serait interprété par le plus sage des fous comme une parabole de la fragilité de la vie. D’ailleurs derrière moi Koss échappe de peu à la dérobade d’une plaque gelée sous le poids de ses arguments guerriers. Mon pas s’accélère encore une fois arrivée sur le sol neigeux. Devant moi, le blanc irréel et scintillant s’étend à perte de vue. Je marche sans être dérangée par la moindre pensée. Je, ou plutôt nous mes compagnons et moi, sommes seuls.

Le vieil ermite que nous cherchons se trouve au bord du Lac Drakkar. La route est certes longue, mais pour une fois nous avons le bonheur de ne pas voir nos déplacements ralentis par des hordes ennemis. Soit ces derniers dorment encore, soit ils se préparent à repartir en chasse. Mais dans tous les cas, ils ne sont pas devant nous. Tant mieux. Quelques heures de dur effort plus tard l’immensité virginale laisse place à un scintillement aveuglant. Nous sommes enfin arrivés au Lac. Une immensité encore glacée par endroit, s’étendant à perte de vue vers le Nord. Et toujours personne. Je sens que ce silence commence à peser sur les nerfs de mes compagnons de voyage. Aidan a les mains crispées sur son arc, le regard furetant continuellement à l’affût du moindre signe d’hostilité, du plus petit piège. Koss a sorti son épée, tandis que Gwen fait tout son possible pour rester au centre du groupe, bien protégée. Leur instinct ne les a jamais trompé, et je leur fais confiance. Quelque chose que je ne sens pas encore doit flotter dans l’air, une menace sourde. Je recule de quelques pas, vers Koss. Le ciel se couvre de gris, la température baisse sensiblement. Et Aidan décoche enfin sa première flèche. Le sifflement caractéristique de la flèche dans l’air nous sort de notre torpeur attentiste. Nous tournons tous la tête vers la cible. Aidan éclate de rire, et nous le rejoignons dans son déchaînement nerveux en apercevant un petit lapin blanc, figé de peur, qui nous regarde de ses grands yeux rond, une flèche plantée à 2 cm de lui. « Je crois que tu as trouvé l’éclaireur de l’armée des lapins, Aidan. La victoire est bientôt notre » lance Koss, hilare. Et le lapin repart. Nous le suivons, sans raison. Certains y voyaient peut être un gibier pour le repas de ce midi. Moi j’avais lu dans les yeux du lapin un appel au secours. Le genre de sentiment à ne pas répéter trop fort en société. Mais dehors tout est différent et même les lapins demandent de l’aide. Nous suivons donc le lapin, même quand celui-ci s’enfonce dans un terrier à taille humaine. L’air ambiant est plus chaud, et au fond du trou, après une descente le long d’un chemin escarpé et circulaire, une colonie de lapin batifole dans un Eden verdoyant préservé des intempéries extérieures. « Aidan, la voilà ton armée de lapin. Aux aaaaaaaaaaaarmes ». Le rire sarcastique de Koss résonna dans toute la caverne, et ses paroles furent prophétiques. Les lapins disparurent en un éclair, laissant place à des apparitions de formes noires brumeuses. Des Vaetirs. L’effet de surprise est pour eux, nous accusons lourdement une première charge, violente. Gwen est projetée au sol, tandis que Devona est assaillie de toute part, malgré les moulinets désespérés qu’elle fait avec son marteau. Mais nous nous ressaisissons, vaillamment. Nos sorts déchaînent un enfer de feu et de glace, alors que Koss charge, en hurlant, le centre de la grotte. Son épée se met à luire, tout comme son armure. Sans me retourner je sais que derrière moi le mercenaire ritualiste a renforcé Koss de plusieurs sorts. Aidan, de son coté fait pleuvoir les flèches, et Gwen se relève enfin, furieuse, tout en pointant du doigt ce qui semble être un caster ennemi. Ce dernier tombe à la renverse, perdant le fil de son incantation. Mais dans son dos, une nouvelle vague de brumeux commence sa charge offensive. Du coin de l’œil j’aperçois Cynn qui se prépare à une nouvelle incantation, ainsi que le ritualiste qui dresse une barrière d’esprits défensifs devant Dunkoro, dont toute l’énergie va, je le sais, en direction de Koss. Il faut stopper l’avancée du nouveau groupe où nous serons submergés, hurle Aidan. D’un geste rapide je m’élève donc quelques instants dans les airs. Le froid de l’extérieur semble être comme aspiré vers moi dans un tourbillon illuminé de milliers d’étoiles glacées. Je tends alors le bras, et leurs jambes s’emprisonnent dans un afflux de glace. Les voilà arrêtés. En bonus, je décide de leur assener un maelstrom, cela évitera aux casters de nous déranger quelques secondes. Puis tout devint rouge. Prisonniers de la glace, aucun des ennemis ne peux alors échapper à la tempête de feu qui se déchaîne sur leur position. Nous reprenons le dessus, et cela nous encourage vivement. Koss tranche rapidement des ennemis déjà affaiblis par les tirs d’Aidan ou les sorts incapacitants de Gwen. Et Devona finit d’écraser ceux qui par miracle bougent encore. Quelques dizaines de secondes plus tard, et nous sommes vainqueurs. Seuls les derniers cris d’agonie des Vaetirs résonnent encore, en s’estompant, dans la grotte. Puis le silence. Et les rires. Nous évacuons, sans pouvoir nous contrôler, le stress des dernières minutes.

En remontant, le froid nous assaille de nouveau. Au loin une cheminée fumante témoigne d’une trace de vie. Peut être s’agit il de la maison de l’ermite que nous recherchons. Nous reprenons donc notre chemin, et quelques kilomètres plus loin le manteau neigeux cède sa place à un chemin de pierres jaunes. Un sentier serpente, lui, sur notre gauche. Le lapin qui y attend, le regard dans notre direction, nous décide à emprunter la voie pavée. Saloperies de lapin.
par Akai
13 Août 2012, 16:35
 
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Re: Halia Hark : Histoires du passé

Yun Sun Hark : Panacée

La chaleur du bouillon me fit oublier quelques secondes les difficultés des derniers jours. Puis avec comme guide les fines baguettes, dont le vernis était usé par des années de servitude, je fis remonter, bruyamment cela va sans dire, les longues nouilles du bol à ma bouche. Enfant je m’amusais de les voir ainsi remonter en gigotant comme un animal apeuré. Aujourd’hui cela ne fait plus rire, je suis l’animal apeuré et je comprends mes nouilles. Se sentir aspiré dans un gouffre inconnu, sans pouvoir faire quoique ce soit est une expérience traumatisante. Le bref soin psychologique apporté par le maigre repas était terminé. Des images me revenaient en mémoire. Des gens, que je connaissais pour certains, transformés en tas de chair purulent, déformation grotesque de celui qui fut humain. Les cris de douleur de ceux qui se sont transformés devant moi hantent mes nuits. Tout comme les gestes que je me suis résolue à faire, sans sourciller, à chaque rencontre avec ces « choses ». N’hésites pas une seconde, m’a dit Maître Togo. Tu ne les tueras pas, tu les libéreras. Alors je les libère de la douleur, et de leur malédiction, à ma manière bien sur. Mais cela ne me suffit pas, je n’y trouve aucune satisfaction. Mes actions, et celles de mes condisciples, ne stoppent pas la contagion, elles la régulent, et si peu encore. C’est pourquoi j’ai proposé mes services à la recherche d’un remède, et que me voici à Kaineng.

Je repose le bol, vide. Les mets raffinés et la cuisine zen végétarienne de Shing Jea me manquent, mais je ne suis pas là pour flâner. Je pose une pièce sur le comptoir, bien plus que ce que me demandais le marchand pour le plat. Savez vous où je peux trouver un vendeur du remède au mal qui ronge la Cité ? Je lis de l’inquiétude dans les yeux du marchand. Une peur sourde dont je ne sais si elle vient de l’évocation du fléau ou bien du vendeur en lui-même. Regardant à sa droite pour être sur que d’autres clients ne nous avaient point entendu, il m’indique le chemin des quais.
La route qui y mène est courte, mais reposante. Les quais sont le seuls endroits de Kaineng où la vue peut se poser sur un horizon infini et libéré d’entrelas de cordes et bois. Malheureusement la fraîcheur du vent côtier n’atténue en rien les odeurs pesantes et envahissantes qui émanent de tout Kaineng. Passant maints navires à ma droite et entrepôts à ma gauche, je débouche alors sur une place singulière, où se joue une pièce de théâtre de marionnettes. Aux premières notes du shamisen, je reconnais de suite Musume Dojoji, la jeune fille du Temple Dojo. Les marionnettes se mettent à bouger, et la voix grave et longue du narrateur entonne les premiers haïkus du récit. La carriole des artistes porte le nom de Ichikawa Kon. Maître Togo nous a souvent parlé de cet artiste itinérant, qui se refuse à employer son art pour divertir les riches et préfère vivre dans la semi misère et amuser ceux qui n’ont pas souvent l’occasion de s’évader par la pensée. Pour occuper mon esprit, je récite en même temps que le narrateur. Combien de fois ais-je lu ou assisté à la représentation de cette pièce à Shing Jea ? Et au moment où le tambour fait trembler une première fois les fondations fragiles du petit théâtre, mes yeux se posent sur un étal rempli de fioles. Arborant les atours habituels de la Guilde des Médecins, le marchand est en pleine discussion avec quelques gardes Impériaux. Petit, joufflu, les yeux perdus dans des orbites renfoncés, il encaisse alors quelques pièces d’or et tend une fiole au contenu jaune. Je suis son client suivant. Et tout dans son attitude trahit son impatience de me vendre le fameux remède. Son discours, bien rodé, parle de peur, de menace, de colère divine ; et termine dans une apothéose grandiloquente sur la nécessité absolue de se préserver, donc acheter et boire son remède, vendu pour la somme de 100 PO. Un modique montant au regard du prix de la vie. Je suis de toutes façons venue ici pour ce remède. Je paie, je prends la marchandise, et je retourne au Palais de l’Empereur. Quand je quitte la place, le gong marque la fin du premier acte de Musume Dojoji.
????

Il a fallu l’apport de mes longues années de méditation pour que je n’explose pas de colère lorsque je lu le rapport du conseiller de l’Empereur. Le remède est un faux, un leurre provocant l’addiction. Il faut être le dernier des moins que rien pour oser faire du profit sur le malheur, la peur et la crédulité des gens. La potion ne guérit pas. Pire, elle rend malade. Je sens le mana monter en moi. Le bout de mes doigts crépite de petits éclairs bleutés. Le ministre comprend de suite ce que disent mes yeux. Allez y, tuez les. Débarrassez nous de ces vils cloportes. Il me tend un sac de pièces d’or, pour les mercenaires que vous jugerez utiles, dit-il. Je quitte le Palais en courant, direction les quais, prenant juste le temps de souffler lorsque j’engage quelques mercenaires, ravis d’aller en découdre après avoir entendu mon histoire. Je ne sens plus le vent marin, ni les égouts de Kaineng. J’ai la bouche sèche, et le regard fixé sur le bout des quais. Les marionnettistes ne sont plus là. A leur place claquent au vent des linges étendus sur une corde marine. Le ciel gris est annonciateur d’orage. Celui du déchaînement de ma colère. A mes cotés, les mercenaires sortent leurs armes, ou débutent des incantations. Comme moi, ils sentent que quelque chose va arriver. L’endroit est trop calme, trop vide. Le marchand me reconnu tout de suite, et il comprit à mon attitude et à la présence des mercenaires que j’avais découvert la supercherie. D’un geste étonnement souple pour quelqu’un de sa corpulence, il bondit en arrière pour se coller à un mur. Son sourire de bonnimenteur se changea en celui de carnassier.

Acculé comme un lapin, il était à ma merci. En appelant à la puissance des esprits, je ne vis pas arriver, des toits voisins, les nombreux assassins des Am Fham. A peine matérialisé devant moi, mon esprit reçu de plein fouet des dagues de lancer qui m’étaient destinées. J’allais maintenant pouvoir évacuer mon trop plein de colère. Les derniers assassins à arriver tombèrent dans un sol de feu, création de la mercenaire élementaliste, et furent punis par le ciel en une suite d’éclairs divins puis d’une explosion de mana. Cela faisait longtemps que je n’avais pas goûté aussi fièrement à la puissance de la magie de la canalisation. Devant moi le guerrier mercenaire tranchait maintes artères et jambes, et je continuai de l’appuyer par des sorts d’altération d’armes. Les flèches pleuvaient, les sorts fusaient, tant et si bien que les assassins Am Fham reculaient devant notre puissance destructrice. Pris aux piège par leur soit disante proie, ils furent détruits. Le sang de nos adversaires se répandait en marres poisseuses sur le sol dallé de la place. Des morceaux de corps coulaient le long des murs. Tout ce gâchis d’âmes par la volonté d’un à vendre des drogues. Nos pas laissaient des empreintes rouges quand nous nous sommes approchés du marchand. Il pleurait pour sa vie. Sa gorge fut tranchée et je pris plaisir à le regarder perdre la vie dans des pitoyables essais à respirer. Son regard, pourtant, ne trahit jamais aucun repentir ou honte. Qu’il crève comme un naga galeux !

Et alors que le guerrier nettoyait son arme sur les draps qui séchaient à coté de nous, un enfant vint me voir. Madame, il y a un autre marchand là bas !
par Akai
13 Août 2012, 16:36
 
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Re: Halia Hark : Histoires du passé

Yun Sun Hark : Kubima

Son pelage soyeux se pliait sans contraintes aux mouvements de mes mains, et le ronronnement qui faisait trembler en continu sa cage thoracique m’indiquait qu’il aimait être là, à ma merci, étendu de tout son long et de toute sa masse sur les dalles usées mais chaudes de l’auberge. Les yeux fermés, la tête légèrement repoussée vers l’échine dans une démonstration impudique et animale de plaisir, Kubima était sans conteste l’attraction de la salle. Mais une attraction de celles qu’on aime regarder de loin, et qui déjà procurent leur dose de peur. La plupart des clients avaient donc les yeux rivés sur mon Kubima, anticipant mentalement un accès virtuel de violence de sa part. Mais Kubima avait déjà bien mangé dans les heures précédentes, avec des dizaines de corps encore chauds et juteux de sang.
« Une fois qu’il aura goûté au sang………………. » Daizo Sensei me le répétait sans cesse depuis que j’avais trouvé ce petit bout de chiot affamé et pouilleux sur les berges de Shing Jea il y a de cela 10 ans et qu’il avait cru déceler en lui une pointe de folie carnassière. Il faut dire que Kubima lui avait immédiatement sauté à la gorge, tentant vainement de lui arracher un bout de chair pour se sustenter.

Ma main repassait sur son ventre quand j’entendis le serveur poser mon plat sur la table de bois. Apres une dernière caresse je me relevais doucement, laissant Kubima a ses doux rêves, puis m’asseyais sur le banc poisseux jouxtant ma table. Dans les rainures du bois quelques vers se disputaient le reste de nouille d’un repas précédent. La soupe était trop salée, trop grasse et pourtant sa chaleur me fit reprendre vie. Etirant les bras vers l’arrière, je sentis mes muscles crier, puis un liquide poisseux me couler le long du dos. Une de mes récentes blessures, à peine cicatrisée par la croûte, avait du céder. Qu’importe. Mon intégrité physique n’est pas le centre des mes préoccupations actuelles.
Je finis maintenant le bouillon du bol, et m’essuie la bouche d’un revers de mon avant bras droit. A coté de moi Kubima dort du sommeil du juste ; alors même qu’un enfant téméraire s’amuse à lui gratter le dos. La chaleur de l’auberge est rassurante. Dehors le vent déchaîne sa violence et des vagues gigantesques balaient les quais, emportant les frêles structures en bois qui servaient d’appontements. Cela faisait longtemps, aux dires d’un habitué des lieux qui maintenant dormait dans son vomi, que la ville n’avait subi pareilles colères des kami.
« Clair que les dieux nous punissent » hurle un vieil homme au dos courbé, comme s’il avait lu dans mes pensées. « Aujourd’hui la tempête, hier l’épidémie, et demain….. La chute de l’empereur, peut être »
Des clameurs de desaprobation fusent dans la salle. Il est des choses dont on ne parle pas en mal, et jamais l’Empereur, incarnation des puissances divines, ne peut être remis à cause de cette façon, hurle une femme à la peau blanchâtre. L’anesthésie qui frappait la salle voilà quelques minutes laisse maintenant la place à une montée crescendo de chuchotements, ouvertement audibles. Puis le raclement d’une chaise contre le sol.
- Comment une kurzik ose t’elle donner des leçons de morale alors qu’elle et son peuple ont choisis de vivre cachés dans leur foret minérale, maudits à jamais !!!! l’homme qui vient de se lever est grand et fin, son visage buriné par des années de labeur en extérieur est déformé par la colère. Et sa main droite repose sur le pommeau d’une épée. « Ne te mêle pas des affaires de l’empire, femme ».

Ce fut le mot de trop. La femme tend le bras et un éclair bleuté déchire l’air et file vers l’homme à l’épée qui, sous le choc, s’écrase contre le mur de l’auberge. La femme se lève, et s’élève un bref instant dans les airs, les bras tendus en croix et les yeux révulsés. Je sens le mana se diriger vers elle. Kubima, ouvre les yeux, alerté par un sixième sens. Le temps semble s’être arrêté dans la salle. Les clients sont effrayés, sans savoir ce qui va se passer, réellement. Moi je le sais. Je tends le bras, tout en me levant. Mon esprit heurte celui de l’élémentaliste kurzick. Et le repousse. Stoppée en pleine incantation, la femme tombe à la renverse, emportant avec elle la table de derrière et les bols de nourriture qui s’y trouvaient. Je hurle :
- C’est d’entraide que nous avons besoin dans ces temps troublés où chaque jour voit son lot de mauvaises nouvelles ou prédications. Par tous les kami, quand allez vous cesser de vous confronter pour des futilités. Des gens se transforment en monstres purulents dans de terribles souffrances. Des assassins rodent dans les rues, pour égorger femmes et enfants. Et vous, vous continuez à ressasser de vieilles histoires ! Ouvrez les yeux…………….
Ma colère montait au fil des mes mots. Je tremblais presque de peur devant mon propre comportement et l’envie de sang qui s’empare de mon inconscient quand je cède à mes pulsions de rage.
Je récite donc « Aum sahanaavavatu / Sahanau bhunaktu / Saha viiryan karavaavahai / Tejasvi naavadhiitamastu / Maa vidvishhaavahai ». Comme Maître Togo nous l’avait enseigné à Shing Jea, les pulsions se voient expulsées par certains mantra. Et je m’applique à ne plus penser qu’a cela. « Aum sahanaavavatu / Sahanau bhunaktu / Saha viiryan karavaavahai / Tejasvi naavadhi…… »

La fenêtre donnant sur la rue vole en éclat sous une pluie de flèches. Touché en pleine gorge, un homme s’écroule. Ses jambes bougent encore sous le coup des spasmes quand un affligé armé de dagues atterrit sur son corps, lui écrasant la cage thoracique et abrégeant ses souffrances. Son odeur pestilentielle emplit la pièce. Le feu s’éteint sous le coup d’une violente rafale de vent qui continue de tourbillonner au centre de la salle. Derrière l’assassin se dessinent une multitude de silhouettes difformes et grotesques de ceux qui furent, voilà un temps, humains. Les cris des clients de l’auberge sont couverts par les grognements bestiaux des affligés qui, comme une meute, déferlent d’un coup sur nous.
Désordonnés dans leur fuite, les clients s’agitent chaotiquement, cherchant à se protéger. Déjà une dizaine d’entre eux sont tombés, morts dans plus ou moins de souffrances. Kubima quant à lui a bondi, toutes griffes dehors. Sa patte droite plantée dans le crâne d’un assassin, il tente maintenant de lui fracasser les os du crâne dans l’étau de sa mâchoire. A ma gauche, le guerrier à l’épée enchaîne parade et coup de taille sur une cible armée d’un cimeterre et d’un bouclier. Jetant un œil sur la kurzik je la vois se télétransporter 20m plus loin contre ce qui semble être un guérisseur. Un instant plus tard, ce dernier est frappé de milles éclairs, et tombe à la renverse. C’est le moment que je choisis pour lui faire goûter à une explosion de mana. Il n’a pas le temps de relever, et son corps sans vie s’écroule mollement.

A peine ai-je eu le temps de contempler le résultat de mon attaque qu’un sixième sens me dicte de quitter ma place. Je me jette donc de coté, juste au moment où une pluie de feu s’abat sur ma position initiale. Encore couchée au sol, je soutiens le guerrier en enchantant son arme. Son coup suivant déchire le bouclier de son opposant et tranche le bras avant de s’enfoncer dans le torse. Le sang gicle à flot, et des flaques poisseuses qui recouvrent maintenant le sol dallé de l’auberge des formes mort vivantes se détachent. Des cadavres des affligés et des clients naissent des golems de chair qui attaquent sans tarder. Notre problème de déficit numérique semble être maintenant réglé, et tout en me relevant dans une pirouette apprise lors des entraînement aux arts martiaux, je cherche du regard le nécromant responsable de se revirement de situation. Accroupi derrière une table renversée en guise de barricade, le vieil homme me fait signe de le rejoindre. Autour de lui brille un cercle verdâtre. « Vous ne manquerez plus de mana. Déchaînez vous ». Je souris. Mes yeux se révulsent et je tend mon esprit, affûtant mes sens. J’entends distinctement Kubima rugir d’un plaisir carnivore et son plaisir de mort s’empare de moi. Et comme me l’a demandé le vieux nécromant, je me déchaîne. Pleinement. Et fièrement. Deux esprits enchaînes apparaissent à mes cotés. Leurs cris d’outre tombe résonnent dans la pièce. Et tandis que quelques ennemis semblent impressionnés par cette soudaine apparition spectrale, je les pourfends tout en soutenant les efforts du guerrier. Mon énergie fuse à grande vitesse et les blessures qui m’étaient destinées sont absorbées par un des esprits. Le second soigne l’élémentaliste kurzik, qui continue de frapper sauvagement, saut après saut. Leurs forces réduites à néant, les derniers affligés survivants tentent quand même une dernière manœuvre. Aveuglés de colère, ceux qui ne sont plus humains, chargent une dernière fois. Et arrivés au contact du guerrier, certains font exploser autour d’eux une fournaise de lave en fusion. Des flammes lèchent les murs et les meubles en bois de l’auberge, et un instant plus tard nous nous retrouvons sous un ciel de feu. Les quelques derniers clients survivants hurlent de terreur et se précipitent vers la sortie, ignorant le guerrier affligé qui fendait l’air de son épée dans un moulinet sauvage. Ni le guerrier, ni l’élémentaliste, ni même moi n’eurent le temps de réagir avant que ces pauvres âmes se fassent découper en maints morceaux dont certains allèrent rôtir brièvement au plafond avant de retomber, en quasi cendres, dans la marre de sang qui recouvrait désormais le sol. Puis le guerrier affligé tomba, plaqué au sol par un Kubima, blessé, qui lui lacerait le dos à coup de griffes. Soulagé par ce retour de mon ami, je pu me concentrer sur la menace la plus directe de l’instant, l’élémentaliste affligé. Mes éclairs lui déchirèrent le corps en même temps que ceux de la kurzik, tandis que le guerrier à l’épée transperçait le second élémentaliste ennemi. Il retira son épée, déversant les entrailles putréfiées de sa victime. Notre dernier adversaire tombait, mort, au moment où mes esprits disparaissaient à nouveau dans les limbes qu’ils n’auraient jamais du quitter.

Nous avons juste le temps de nous précipiter dehors que l’auberge s’écroule sur elle-même, entraînant avec elle les étages supérieurs où vivent des familles, qui se verront dans un instant brûlées vives dans les flammes infernales. Leurs cris de douleur résonnent entre les façades des ruelles de Kaineng. Et le vent pousse plus loin les flammes que la pluie fine n’arrive à éteindre. Au loin, la cloche des soldats du feu se fait entendre. J’essuie une larme, avant d’aller réchauffer mon âme en serrant, fort, Kubima contre moi.
par Akai
13 Août 2012, 16:38
 
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La légende de Beber Cb

Chapitre 1 : Ressurection

-Monsieur, Zhaitan s'est reveillé, il va sûrement s'attaquer à nous !
-Damn it ! Quels sont les effectifs?
-Quelques kikoos récupérés de World of Warcraft et du monastère Shing Jea...
En +, ils font laggué le serveur :cuteonion53:
Voyez plutôt:
Arthas le Balèze: "C'est Kro bi1! je sui le gro char lolilol"
Aragorn le Rodeur: "C 2 LA MERD CE JEU SRX"
Legolasdu93: "ALORS PK TU LA ACHET2 CONNARD ?"
-Qu'en est il de l'escouade no-life ?
-Ils devraient s'en occuper d'ici quelques jours, mais nos observateurs ne peuvent pas suivre leur progression, eux ils ont une vie.
-Bien, le moment est venu de décryogéniser Beber Cb. Convoquez les Ele feu.
-Bien monsieur.
"Enfer" "Phenix" "Double Dragon"
-Il se réveille !
-Grmpslvlels rmlfvl Où suis-je ?
-Tout va bien, on viens de vous sortir de cryo, vous êtes en stade de réveil, au Promontoire Divin.
-Promontoire Divin ? Kézako ?
-La capitale humaine ! Erf, c'est vrai, vous êtes resté en hibernation pendant + de 200 ans !
-Fichtre... Où est mon stuff, il faut que je mange.
-Ahem, vous n'avez plus de stuff, plus d'armure obsi, plus de collection de tonique.
-WTF ?
-Cela dit, votre héritage vous appartient encore, il s'agit d'une armure, d'un lot d'arme différentes et de super familiers et mini pets. En outre, vous avez pris la formule de cryo deluxe, nous vous offrons donc cette anneau du héros et ce mini pet charr.
-...
-Les centaures attaquent !
-Allez-y, ça vous remettra dans le bain...
-C'est parti ! Où est mon marteau ?
-Il est plus là, prenez plutôt cette épée...
-GRRR, file moi ton cure dent.
Gling bing klink tchaka tchaka arggg -"Mangeee ma lame !"
-Ça y est ils sont tous morts !
-Quelle est cette chose au loin ? Un boss ? Je vais me le faire !
Tching blam -"Ouille, je suis à terre"
-En même temps je vais pas pouvoir t'infuse, il y a plus de moine hé !
-Ben rez moi alors!
-ATTENDS !
-Maniel ?

A suivre...
par Beber Cb
14 Août 2012, 15:19
 
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Re: If i die young

Je vois que certains ont les même gouts musicaux que moi !!

j'aime bien The Band Perry, mais dans le même style connaissez vous Taylor Swift ?

D1Xr-JFLxik

(yes, j'ai enfin trouvé comment mettre une vidéo !!!)

Quant à NickelBlack (post de Xevick) il ne tourne pas en boucle (mais presque) quand je vais et reviens de mon boulot, avec Hinder sur mon baladeur MP3

RiSfTyrvJlg

enfin un clip que j'adore : Meat Loaf !!

TYE-a0gGCnM&feature=related

je m'arrête là, sinon, la liste risque d'être très longue ...
je suis très musique, et je ne peux m'en passer (sauf au boulot, il y a quasiment toujours de la musique là où je suis)
par Rhaegar Targaryen
15 Août 2012, 11:34
 
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Vous n’êtes pas autorisé(e) à consulter ce forum.
par Rhaegar Targaryen
15 Août 2012, 15:49
 
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Re: Topic Blagues

c'est une femme qui se regarde le soir dans la glace de sa chambre

- Ho là là, je suis vieille
- et puis j'ai pris du poids
- et j'ai les seins qui tombent
- et mes cheveux, quelle catastrophe
- chéri, dis-moi quelque chose qui me rassure !!

tu as une bonne vue chérie !!
par Rhaegar Targaryen
19 Août 2012, 23:46
 
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Re: [URGENT]Sondage: Quel nom pour notre guilde ?

Yop ... je me pause quand même une question ... TODK à une histoire et le fait de changer de "nom" ne me dérange pas (même si j'ai voté TODK origine :giggle01: ) mais je pense qu'il serait sage de demander à Hub (même s'il dit qu'il ne jouera peut-être pas mais que je sais qu'il à déja 8 comptes et qu'il est lvl 80 sur les 8 en béta onion68 ) ou d'autres anciens des TODK car derriere...devant et au milieu il y à une histoire.
Ceci n'est pas un post/troll , mais juste que pour ma part il y est un "AMEN"(pas les éctos hein!!!??) de notre Hubywankénobi http://clippss.free.fr/cinema/1%20(21).gif ou autre dinosaures TODK.

Et merci à Beber pour toutes ces idées +1
par jojo
21 Août 2012, 19:11
 
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Re: [URGENT]Sondage: Quel nom pour notre guilde ?

Hub avait déjà proposé qu'on change de nom, même si on garde le sigle TODK.
Et je pense que s'il était pas d'accord avec ce sondage il nous l'aurait déjà fait savoir.
Pour les autres je pense que le sondage parle de lui même, il y a une certaine volonté de changement.
par Beber Cb
21 Août 2012, 19:30
 
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Les istanis

En reprenant l'écriture pour GW2, j'ai eu envie de reprendre les projets inachevés de GW1.
Les Lettres Tyriennes, d'Inyae Vif Eclat n'auront pas de suite vraisemblablement, si ce n'est qu'on ré-entendra peut être parler d'Inyae d'une autre façon...
Je n'ai pas abandonné l'idée d'écrire sur GW2. Mais j'attends de m'y être balladée un peu plus librement, afin d'avoir plus de matière.
Cependant la fanfiction que j'avais commencé sur Nightfall, m'inspire toujours, et j'ai fini le 4e chapitre qu'il me reste à mettre en forme. Sa place devrait être dans le forum de GW1, mais celui ci étant voué à péricliter au profit de celui-ci, je reposte donc ici les 3 premiers chapitres. Le 4e arrive donc dans les jours à venir.
par Inyae
23 Août 2012, 07:24
 
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Re: Les istanis.

Chapitre 1 : Frères et soeur.

Serali marchait, pensive, sur le quai. Un peu plus loin, elle s'en éloignait, on pouvait entendre les pêcheurs , les marchands et les mouettes qui piaillaient tous ensemble sur cette partie du port, la criée. De tout temps, il y avait eu peu de pêcheurs, à Kamadan, bien moins qu'en d'autres endroits d'Istan, mais c'était, semble-t-il, le lieu consacré pour pouvoir vendre son poisson.
Serali etait venue par la mer, en barque, avec l'un d'eux, Kourel, un garçon de son village. Il avait fait une très bonne pêche ces derniers jours, avait-il dit, pensait avoir des bons prix. Elle n'en doutait pas. Elle l'avait aidé à décharger, mais elle ne voulait pas s'éterniser sur le port, elle sentait qu'elle risquerait trop de renoncer, et de repartir avec lui plus tard dans la journée, de retourner... à la maison.
Au fur et à mesure qu'elle progressait vers la ville, en elle même, elle tentait d'affermir sa décision. Il était étrange de se rendre compte qu’elle avait réussi à se décider, partir, quitter la maison. Serali ne croyait pas aux superstitions, au Destin, pour elle, rien n'était écrit d'avance. Et cependant en cet instant, elle avait le sentiment irréel, qu’être là prête à rejoindre les Lanciers du Soleil était ce qui devait arriver. Pour des raisons différentes, elle se souvenait, ses frères avaient ri d’elle, lorsqu’elle en avait parlé.
Sans doute, Théos, son aîné, déchanterait quand il rentrerait de son inspection des rizières, le lendemain. Il lui faudrait alors embaucher quelqu'un pour la remplacer, quelqu'un qu'il faudrait payer, et cela, le mettrait sûrement dans une sourde colère, qui le préserverait de s'inquiéter pour sa petite soeur. Théos avait hérité selon la coutume, de toute la propriété Maonil, laquelle, de toute façon, n'était pas divisible, c'était injuste, mais l'on n'y pouvait rien. Tout bon fermier, et propriétaire terrien qu'il était, Théos n'en avait pas moins l'esprit rapace d'un corsaire. Tout ou presque dans ce qu'il entreprenait, les projets pour la ferme, pour sa famille, et même ses propres enfants, trouvait une explication dans son désir insatiable d'argent. Aussi était-il tout naturel que Théos ne se sentit pas la fibre patriotique, et trouva fort stupide, que l'un des siens, pût avoir, ne serait ce que l'idée, de s'enrôler chez ces imbéciles de Lanciers.
A vrai dire, Serali ne se sentait pas patriote, non plus.
Ekhel, aussi avait ri, et c'était là le plus douloureux, d'un rire gras et condescendant, l'indice qu'il avait déjà son compte d'alcool dans le sang, tant et si bien qu'il ne devait certainement plus percevoir le sujet de la conversation. Ekhel, aurait du devenir quelqu'un de bien, ou tout au moins quelqu'un, c'était ce que pensait Serali. Enfants, ils étaient inséparables, comme le sont souvent ceux nés le même jour, se disputant et se réconciliant sans cesse. Mais, les gens changent, et Ekhel n'était plus le même, il n'était plus que l’ombre de celui qu’elle avait connu.
Vogan, leur cadet, aussi avait ri, enfin souri, à sa manière habituelle. Souri de quoi exactement, c'eût été une vaste question, Serali ne savait. Cet air énigmatique, impénétrable, c'était Vogan. Vogan, parti le printemps dernier, pour l'archipel zaishen. Drôle de destination pour un érudit. Il aurait dû aller étudier à Kodash, se disait Serali, on racontait qu'il y avait de magnifiques bibliothèques dans les palais des princes vabbians. C'eût été tellement plus logique, et tellement moins loin. Elle aurait presque pu lui en garder rancune de ce départ, et du vide qu'il avait laissé derrière lui.
Elle ralentit le pas, elle venait d'entrer dans la ville proprement dite. Ce n'était pas vraiment la première fois qu'elle mettait les pieds à Kamadan. Leur père, Dwayna protège son âme, les y emmenait chaque année, pour les festivités d'Hivernel, mais les souvenirs qu'elle en gardait se rapportait aux lumières, aux friandises, aux jeux avec ses frères, et aux spectacles relatant le combat entre Grenth et Dwayna, l'ombre et la lumière, et leurs serviteurs, mais rien concernant le nom des rues et des lieux dits de la cité. Il faudrait chercher, elle trouverait, de toute façon, Kamadan n'était pas si grande.
Alors qu'elle s'arrêtait pour se repérer, elle entendit quelqu'un l'appeler.
Ce ne pouvait être Kourel, elle lui avait clairement explicité, qu'elle ne rentrerait pas avec lui.
" - Serali "
Non, c'était une voix bien plus familière. Elle se retourna. Ekhel.
Il accourait, ou plutôt titubait dans sa direction. Son accoutrement, sa démarche, son teint pâle, tout en lui faisait peine à voir. Elle l'attendit, le laissa reprendre son souffle. Il empestait la liqueur des marais. Deux mois qu'elle l'avait vu pour la dernière fois.
" - Que fais-tu si loin de la maison ?"
Serali hésita, Ekhel était-il seulement en état de comprendre ? Et plutôt que de répondre, elle lui renvoya d'un ton abrupt :
" - Et toi, d'où sors-tu, Ekhel ?"
Il grimaça. Il n'y avait nulle bienveillance dans le regard de sa soeur.
" - De quelque taverne, je gage, à l'odeur..., poursuivit-elle
- J'ai à peine bu ce matin, se défendit il avec vivacité, puis reprenant sa respiration : cela fait des mois, que l'on ne s'est vus, ma jumelle."
Il s'appuyait sur un mur, et se tenait les côtes avec l'autre bras en travers.
" - Pas par ma faute, murmura t'elle entre ses lêvres."
Il baissa les yeux.
" - Je sais. Tout va si mal, ces temps-ci... Je suis désolé, Serali. Mais... "Il se redressa, tenta d'esquisser un sourire, "ça va aller mieux, a prèsent, non ? à présent qu'on s'est retrouvés ?"
Serali soupira. C'était douloureux d'avoir à se montrer dure avec lui, l'impression de piétiner une part d'elle-même. Elle se surprit à dire :
" - J'ai quitté la maison."
Tout d'abord, il ne dit rien, hocha la tête, peut-être, qu'au fond malgré les brumes qui noyaient son esprit, il devinait pourquoi. Après un temps, il demanda :
" - Que vas tu faire ?
- M'enrôler chez les Lanciers du Soleil. On verra bien, ce que ça donnera. Et si ils ne veulent pas de moi, je trouverais autre chose. Mais je ne retournerais pas là-bas. Tant pis pour Theos, pour la propriété. Tant pis pour la famille."
Elle le vit grimacer à nouveau. C'était inquiétant.
" - Tu as vraiment mauvaise mine, Ekhel. Par Dwayna, tu ne peux pas continuer comme ça!"
Elle lui attrapa la main, qu'il tenait par devant sa chemise.
" - J'ai une idée. Viens avec moi!
- Quoi ?!
- Allez viens, Ekhel."
Elle tira sur son bras. Il résista faiblement. Elle lui avait connu une plus grande force.
" - Ton idée... ? Je n'ai pas compris.
- Les Lanciers.
- Non! "
Il retira la main de son emprise.
" - Non, Serali, pas ça, pas maintenant."
Il avait le regard rivé au sol à présent.
" - Alors quoi et quand, Ekhel ?"
Après un bref silence, sans lever les yeux, il répondit :
" - Grenth seul le sait."
Ce n'était pas une réponse, du moins pas pour Serali, ce n'était pas honnête, c'était indigne de lui, de ce qu'il avait été. Autrefois.
Elle resta un moment sans rien dire, l'accablant de son regard, alors qu'il ne soulevait toujours pas ni son visage ni ses yeux. Puis du même ton solennel qu'il avait pris, elle reprit :
" - Autrement dit : rien et jamais. "
Elle se détourna, fit quelques pas, s'arrêta et semblant s'adresser à la rue, à l'espace vide devant elle :
" - Au revoir, Ekhel."
Sans se retourner, elle s'éloigna, sentant affluer des larmes de rage et de chagrin mêlées.
par Inyae
23 Août 2012, 07:25
 
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Re: Les istanis.

Chapitre 2 : Hasard

Ekhel regarda sa soeur s'éloigner.
La douleur de son côté gauche commençait à irradier le long de son épaule et de sa nuque. Il souleva sa chemise prudemment. La plaie était large, elle ne saignait plus, mais avait pris une curieuse teinte jaune, et la douleur, le tiraillement intérieur ne faisaient qu'empirer. Il maudit la guérisseuse qu'il avait consulté quelques heures plus tôt, son onguent à base de liqueur des marais, et de pétales d'iboga, ne lui avait rapporté que cette odeur malsaine, qui lui avait valu les reproches de sa jumelle.

Il contempla la rue, elle avait disparu...
N'aurait il pas dû lui courir après? Pour lui dire... Mais que lui dire justement ?
Non, c'était aussi bien.
Il comprenait le choix de Serali, mais il doutait qu'elle put jamais comprendre le sien.

Le soleil commençait à monter, et sa chaleur à peser sur Ekhel. La douleur ne cessait de marteler à la porte de son esprit, et il se sentait incroyablement las. Il lui fallait prendre une décision, mais avant, il avait besoin de repos. Il reprit sa démarche titubante vers l'auberge, sans prêter attention aux passants qui s'écartaient de son chemin, dégoûtés et scandalisés.

La salle principale de l'auberge, au petit matin, sentait le renfermé, l'herbe brûlée, et le mauvais alcool. Le sol collait sous les pieds. Mais, c'était pour Ekhel des sensations familières.
Il s'était tenu là quelques heures plus tôt... cette nuit, au fond près de la fenêtre qui donnait sur le jardin. A cette table, où il avait déjà passé de nombreuses nuits, à ressasser les mêmes idées. En réalité, Ekhel attendait. Il attendait une occasion de se jeter, corps et âme perdus, dans une situation qui ne pourrait qu'inévitablement conduire à sa mort.
Et... il se pouvait bien, se faisait il alors la réflexion en traversant la salle, qu'une occasion se fut présentée cette nuit là :

Il se tenait, aux bords de l'ivresse, seul, comme à son habitude. C'était une soirée plutôt calme à la taverne, aucune bagarre n'avait encore éclaté.
Tout commença à l'instant où il entendit ce bruit au dessus de lui et leva les yeux vers le toit de roseaux. Ceux-ci semblaient trembler de façon infime.
En jetant un regard bref autour de lui, il se rendit compte qu'il était seul à s'en apercevoir. Il crut que c'était l'alcool qui embrumait son esprit, mais la tension qu'il avait perçu dans les roseaux perdurait. Il eut alors cette certitude : quelqu'un ou quelque chose se tenait au dessus, sur le toit!
C'est alors qu'il les entendit : deux voix au-dehors, l'une remplie de menace, et l'autre, calme et contenue. Sans trop savoir pourquoi, il se leva vivement, et accourut à la porte du jardin. En s'encadrant dans la porte, il comprit qu'il ne passerait inaperçu de personne: la lumière de l'auberge projetait son ombre sur la terre devant lui. Fuir ne vint pas à l’esprit d’Ekhel.
Il se retourna. L’homme sur le toit portait un vêtement sombre, et un masque noir ne laissant voir que ses yeux. Des deux autres protagonistes, Ekhel ne distinguait que des silhouettes plus éloignées dans le jardin. De l’analyse qu’il fit de la situation, aussi rapidement que son état le lui permit, il pensa que cela ne semblait pas être une simple bagarre d’ivrognes. Mais il n’eut guère le temps d’en deviner plus, car son irruption le désignait, lui, comme un intrus malvenu.
Et, alors qu’il entendait s’élever, de l’autre côté, ce qui ressemblait à une incantation, l’homme du toit se rapprocha du bord des roseaux, et sauta sur Ekhel, qui ne put s’esquiver. Il se retrouva, dos au sol, et entraperçut deux éclats lumineux près des mains de son assaillant. Il réussit tant bien que mal à retenir le premier coup, mais ressentit brutalement la morsure froide d’une lame entailler la chair de son flanc gauche.
A partir de cet instant, il lui sembla agir par instinct, et le souvenir qu’il garda de cela par la suite resta confus. Sans trop comprendre comment, galvanisé par la douleur, et par la pensée d’une mort imminente, il repoussa son adversaire, attrapant son bras gauche avec violence. Il entendit craquer quelque chose, et sans s’en soucier s’empara d’une des deux courtes lames de l’autre.
Ekhel n’avait jamais tué, ni assisté à la mort de quelqu’un auparavant. Il enfonça plusieurs fois la lame acérée dans le corps, l'homme se raidit, puis bascula en arrière, entrainant Ekhel avec lui, et quelques infimes instants plus tard, il sentit le moment exact où la vie quitta son adversaire. Plus encore que le sang qui lui recouvrait les mains et les bras, il fut troublé par cette sensation, cette résignation ultime, qui le traversa.
Il resta au dessus du corps inanimé, comme paralysé, jusqu’à ce qu’une voix derrière lui ne le ramène à une certaine réalité.
« - Hé, merci! »
Ekhel s’arracha de la terrifiante contemplation du cadavre, et se tourna vers la voix. Il y avait un homme vêtu sombrement lui aussi, et un peu plus loin, un autre cadavre luisant… qui semblait … fumer ?! Une légère brise ramenait un air glacé.
Ekhel se releva. Il parvint à dire :
« - Qui êtes vous ? »
L’autre examina les deux corps, tour à tour, semblant hésiter. Il finit par dire :
« - Hasard. »
Décontenancé, Ekhel, pensant qu’il parlait de l’agression des deux hommes, reprit :
« - Je crains bien que le hasard n’ait rien à voir là-dedans. »
L’homme sourit.
« - Non, Azaar, c’est mon nom. Et vous me direz le vôtre, mais un peu plus tard…»
Puis observant Ekhel avec attention, puis les deux corps inertes :
« - Vous êtes couvert de sang, allez à la fontaine à quelques rues d’ici, je vous rejoindrais. Je vais m‘occuper de … ça.»
Totalement hébété, Ekhel obtempéra, et s’éloigna vers un portail qu’il aperçut au fond du jardin.
La fontaine était assez éloignée de la taverne, et à la réflexion, alors que ses esprits lui revenaient peu à peu, il en était soulagé. En y parvenant, il retira sa chemise ensanglantée, la blessure au flanc lui parut profonde et continuait de saigner. L’angoisse l’envahit de nouveau.
Sans qu’il l’eût entendu arriver, la voix d’Azaar le surprit :
« - Vous êtes plutôt amoché, l’ami.
- C’est étrange, répondit Ekhel, troublé. J’ai toujours cru que j’accueillerais la perspective de la mort avec soulagement, mais, Grenth m’en est témoin, je ne ressens finalement qu’une effroyable peur. »
Il prit une profonde inspiration avant de reprendre :
« - Mais tout ceci doit vous paraître inepte… »
L’autre le considéra avec un sourire énigmatique.
« - Non, je crois que je comprends ce que vous voulez dire…Vous ne m’avez toujours pas donné votre nom…
- Cela a t’il une quelconque importance ? Si je meurs…je ne serais qu’un cadavre de plus à faire disparaître.
- Vous n’allez pas mourir.
- Ekhel… Ekhel Maonil. Mais, je vois mal ce que mon nom pourrait vous apporter.
- Il est toujours utile de savoir à qui on est redevable… »
Et après une courte pause, Azaar rajouta :
« - …Et par conséquent, à qui on pourrait rendre un service. Retrouvez-moi demain soir à l’Astralarium. En attendant, vous irez voir une guérisseuse de ma connaissance, pour cette blessure. Une maison grise, à l’angle du Consulat, vous trouverez facilement. »
Et sur ce, il s’ éloigna dans le noir.
« - Un service ? Murmura Ekhel
Azaar, sans se retourner, reprit :
« -Vous viendrez, j’en suis sûr. »

Ekhel chassa ces souvenirs. Dormir avant tout. Il se dirigea vers le couloir des chambres de la taverne, vers sa chambre. Et une fois, dans la pièce étriquée, il s’allongea sur la couche de feuilles et de roseaux, et s’abandonna à la torpeur.
par Inyae
23 Août 2012, 07:25
 
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Re: Les istanis.

Chapitre 3 : Une pierre parmi les pierres

Serali regardait son reflet dans le miroir : des cheveux plus courts, le bandeau offert par Ekhel il y a des années… Il ne manquait plus que l’uniforme, une profession, une arme, une affectation, et bien d’autres choses encore, pour devenir une autre… Serali Maonil, Lancier du Soleil.
Les papiers étaient signés depuis quelques heures. Elle avait rejoint le dortoir des apprentis, mais il était vide à cette heure de la journée… Elle ne commencerait la formation que le lendemain, avait dit l’officier chargé du recrutement. Aux champs de Churrhir à l’aube...
Le dortoir vide contenait quatre couchages identiques, rudimentaires, mais convenables. Elle se demanda qui partagerait cette chambre avec elle.
Elle avait eu l’idée de se faire couper les cheveux, n’ayant pas voulu que sa longue tresse ne la fasse passer pour une provinciale. Et à présent qu’elle observait son reflet, elle prenait conscience de l’inutilité de cette décision ; la peau brunie par les heures passées au soleil dans les rizières, les cals sur ses paumes témoins d’un travail manuel répétitif, elle ne pouvait les cacher. Elle prenait aussi conscience de la futilité de cette préoccupation, pourquoi aurait-elle dû nié ce qu’elle avait été ?
Alors qu’elle était ainsi plongée dans ses réflexions, elle entendit frapper à la porte du dortoir. La porte s’ouvrit, sans attendre de réponse, laissant passer une jeune femme à la peau très foncée, aux cheveux courts coiffés d’une façon un peu similaire à celle de Serali, et qui portait une tenue rose pâle composée d’un sarouel et d’un chemisier court.
La jeune femme sourit et tendit la main vers Serali.
«- Mon nom est Herta, je viens de m’engager. »
Serali serra la main tendue.
«- Serali, murmura-t’elle timidement. »
L’autre, tout sourire, se dirigea vers l’un des lits.
«- Parfait! Un vrai lit! »
Sans attendre ni réponses ni participation de Serali, Herta se mit à énumérer toutes les qualités que devait avoir un bon lit : de bons draps, un matelas juste assez dur, un bon oreiller... Puis elle continua son monologue, espérant que le lieu fût calme, que personne ne ronflât, qu’il ne fît ni trop chaud, ni trop froid dans cette pièce. Et finalement, elle en vint à la conclusion que, de toute façon, elle pourrait dormir n’importe où et dans n’importe quelles conditions. Durant tout ce temps, Serali contempla la jeune femme, intriguée et déroutée. Après de longues diatribes, Herta prit soudain conscience du regard posé sur elle.
« -Oh, pardon, dit elle, vraiment confuse. Moi et mes inepties! Lyssa me joue des tours ! Je suis désolée de vous ennuyer avec tout ça. » Elle soupira et s’assit sur le lit. « C’est juste que... je me sens si fatiguée... tout le temps... »
Serali s’assit à coté d’Herta, et souriant, elle répondit :
« - Il n’y a aucune raison de s’excuser. C’est aussi mon premier jour ici, et je suis moi même un peu perdue. »
Peu à peu, en discutant, elles firent plus ample connaissance. Herta était d’origine vabbianne, mais avait peu passé de temps à Vabbi. Sa mère étant décédée, dans sa plus jeune enfance, elle avait vécu sur la route avec son père, un érudit qui étudiait les pierres, voyageant partout sur Elona. Chaque semaine, un nouveau lieu, de nouvelles personnes à rencontrer,.. un lit différent où dormir...
Tout en racontant son histoire, Herta commençait à déballer et à ranger ses affaires.
L’attention de Serali fût attirée par une lourde boite en bois, de facture très simple, dont la présence tranchait, au milieu des tenues excentriques roses de la jeune femme.
« - C’est mon coffre à pierres », dit Herta, en s’en saisissant, pour l’ouvrir, et offrir son contenu au regard de Serali.
L’intérieur révéla à Serali une myriade de couleurs et de formes extraordinaires. Il y avait là des pierres qu’elle n’avait jamais vu, ni jamais imaginé qu’il put quelque part en exister de pareilles. Certaines devaient être précieuses, ou semi-précieuses, et d’autres plus simples.
« - J’en ai ramassé une, à chaque endroit que nous avons visités, commenta Herta. »
Puis, après une pause, elle ajouta :
« - Je vous en offre une, n’importe laquelle. Pour me faire pardonner de vous avoir rabâché les oreilles, au sujet de la literie.
- Oh, non, je ne voudrais pas... Enfin, je veux dire, ces pierres sont importantes pour vous, chacune d’elles a une signification, j’imagine... Je ne veux en aucun cas vous voir vous en séparer. »
Herta haussa les épaules, et répliqua, avec amusement :
« - Je ne m’en séparerais pas vraiment, puisqu’elle sera avec vous, et vraisemblablement, nous serons fréquemment ensemble, non ? Allez y !
- Bien, si vous insistez... »
Ne sachant laquelle choisir, Serali ferma les yeux et plongea la main dans la boite, attrapant le premier caillou venu.
Lorsqu’elle rouvrit les yeux, tout avait disparu : le dortoir, Herta...
Il n’y avait plus qu’elle, la pierre dans la main, sur une plaine déserte, sous un ciel noir.
Au loin, elle entendit le grondement d’un orage. Un vent froid soufflait sur son visage.
Dans la brume, un peu plus loin, des formes se mouvaient. Et plus elle les fixait, plus ces formes gagnaient en netteté, dévoilant des choses monstrueuses, des gueules, des crocs, des yeux gigantesques, des tentacules, des carapaces hideuses. La peur étreignant son esprit, Serali ne pouvait bouger, forcée de contempler... ses créatures qui semblaient se rapprocher. Il fallait fuir, mais elle n’arrivait pas à bouger...
Et puis, aussi soudainement qu’il était apparu, ce spectacle morbide s’évanouit, révélant Herta, souriante, dans le dortoir, tenant toujours sa boîte.
« -Hé bien ! Qu’y a t’il ? Vous voilà d’un coup bien songeuse ! » dit elle en riant.
Serali ne dit mot. Quoiqu’il ait pu se passer, elle se sentit incapable de le décrire. Et ce qu’elle avait vécu, ces images, ces sensations, commençait à perdre de leur consistance, un peu comme les rêves disparaissant rapidement au réveil. Elle contempla le caillou dans sa main. La pierre était noire mais brillait d’un éclat violet, et sa surface semblait inaltérée, comme si elle venait d’être coupée d’une façon très nette.
Et au toucher, elle semblait plus froide qu’elle ne l’aurait dû.
« - C’est étrange », dit Serali, à voix basse.
« - Oui, celle-là, c’est mon père qui l’a trouvé, à Istan justement, prés des ruines d’une ancienne cité désertée.
- Farhanur ?
- Oui, c’est ce nom qu’il avait donné. Ca a une importance ?
- Les gens de mon village racontent que cet endroit est maudit. Mais j’imagine que toutes les ruines ont leur part de légendes...»
Herta ajouta :
« - Ce qu’il y a de vraiment étrange, c’est qu’on la dirait taillée avec des outils très précis. Or, je ne connais aucun outil, capable d’un travail aussi fin. C’est fascinant, non ? »
Serali répondit en souriant :
« - Oui, si on veut. Les pierres, c'est ce que votre père étudie ?
- Plus ou moins, il recherche des traces de l’histoire d’Elona, les pierres sont les témoins de cette histoire, elles se forment sur de longues périodes, puis sont modifiées à travers le temps. Cela nous révèle comment était le monde avant. Voyager avec lui, c’était passionnant... » soupira t’elle.
« - Pourquoi ne continuez-vous pas à voyager avec lui ?
- Cela n’est pas possible, répondit Herta, d’une voix remplie de regrets, j’aimerais, mais ça n’est pas possible, les études qu’il fait sont financées par un noble riche vabbian, mais cet argent n’est plus assez important, pour faire vivre deux personnes adultes. Il faut que je fasse mon propre chemin, à moi seule. Je ne peux pas continuer à vivre à son crochet, de toute façon.
Après une pause gênée, elle rajouta, comme pour se rassurer :
- J’aurais pu choisir pire comme voie, non ? Aucune guerre à venir, nous serons tranquilles, nous pourrons dormir tranquilles. Enfin, j’espère... »
Serali ne put s’empêcher de sourire.
La journée touchait à sa fin.
D’autres aspirantes Lanciers arrivèrent plus tard, mais se révélèrent moins loquaces qu’ Herta.
Elles partagèrent ensemble le souper dans la salle commune de la caserne, puis rentrèrent se coucher tôt, conscientes que la journée de demain serait importante, demain commençait cette nouvelle vie, qu’elles avaient choisie.
En s’endormant cette nuit-là, Serali repensa à Ekhel, et ne put s’empêcher de regretter les mots qu’elle avait prononcés.
par Inyae
23 Août 2012, 07:27
 
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Re: Les istanis

Chapitre 4 : Le rendez-vous

Ekhel émergea dans une douloureuse réalité. Ses rêves avaient été brumeux, et son sommeil agité. Des rais de soleil filtraient au travers des roseaux du toit. La chaleur qui baignait la pièce lui semblait presque aussi pénible que l'élancement douloureux de sa blessure.
Il essaya de se soulever du lit, et constata qu'il était couvert de sueur.
Il inspecta l'entaille qui lui traversait le flanc : elle avait toujours cette curieuse teinte jaunâtre, mais ne présentait ni écoulement, ni gonflement, ni odeur nauséabonde, signes habituels d'infection. Pourtant, il se surprit plusieurs fois à frissonner. Ekhel n'avait jamais été blessé aussi profondément de sa vie, néanmoins, il préssentait qu'il y avait là quelque chose d'anormal : il n'aurait pas dû avoir aussi mal.
Il se remémora brièvement les événements de la nuit et de la matinée passées. L'homme à qui il avait prêté main forte, Azaar, avait parlé d'un rendez-vous... L'Astralarium. Il pouvait y être pour le coucher du soleil, s'il se mettait en route immédiatement.
Il attrapa une chemise, et l'enfila. Avant de sortir de la chambre, il aperçut son reflet dans le miroir, et s'aperçut qu'il avait un teint blafard et maladif. Il quitta l'auberge, et rapidement malgré la douleur qui martelait à la porte de son esprit, il traversa la ville et rejoignit les portes menant aux plaines de Jarin. Il prit vers le nord, à dessein de passer derrière la Grande Salle des Lanciers et de rejoindre ensuite, en traversant la lagune, l'Astralarium.
Le soleil avait commencé sa course vers l'ouest, et se teintait déjà d'orange au dessus de l'horizon. Il disposait de moins de temps qu'il ne l'avait supposé. Il pressa le pas, tentant d'ignorer la recrudescence douloureuse que ce changement d'allure entraînait. Lorsqu'il atteignit enfin le marais, il entrevit un espoir : l'eau tiède pourrait sûrement apaiser les récriminations de son corps. Il n'en fut rien, à peine avait il pénétré dans l'eau, il fut parcouru de frissons, et commença à ressentir la nausée, et chaque pas ne fit qu'empirer son état. La chaleur humide devenait étouffante. Tout cela n'était pas normal. Sa vision se troublait...
Un soudain éclair de lucidité traversa finalement toutes ses désagréables sensations : on l'avait empoisonné !
La guérisseuse et son onguent... Il la maudit. Et celui qui lui avait conseillé cette femme, ce même homme qui lui avait demandé de se rendre à l'Astralarium, vers lequel il accourrait tête baissée...
Il ressentait à présent, le poison irradier douloureusement dans chaque partie de son être, et il eût la certitude qu'il allait mourir. Il sentit ses jambes céder sous son poids.
"- Non, murmura-t-il"
Ce n'était pas ainsi qu'il devait mourir. Laisser le poison venir à bout de lui, cela semblait être la plus lâche des morts envisageables. Il ne mourrait pas sans se battre. Il se redressa, et mû par une rage interne, que chaque douleur, frisson, nausée ne faisait que renforcer, il reprit la marche, résolu à confronter celui qui en était responsable. Ainsi, il traversa la lagune.
Le soleil commençait à décliner, et donnait des éclats orangés à la terre autour de l'Astralarium.
Il n'était plus qu'à quelques mètres du lieu de rencontre, lorsqu'il perçut l'écho d'une discussion. Mais les personnes à qui appartenaient ses voix n'étaient pas visibles, cachés à sa vue par les rochers et les hauts buissons. Aussi discrètement que lui permettait son état, Ekhel se rapprocha pour entendre plus distinctement, et se glissa dans un fourré d'herbes odorantes qui se trouvait là et qui offrait, il l'espérait, une planque suffisante. De là, il ne pouvait apercevoir les deux hommes qui parlaient.
"- Etes vous sûr ? Vous avez toujours opéré seul jusqu'ici, et avait refusé tous les acolytes que je vous ai proposé. Pourquoi changer d'avis maintenant? Pourquoi cet homme précisément ?
- J'ai fait mon choix, Maître. J'ai lu le désespoir, la douleur de vivre, la culpabilité, dans ses yeux.
- Comme ils étaient dans les vôtres, autrefois. Vous n'avez pas laissé vos sentiments derrière vous, mon ami. Ils vous entravent...
- Ce sont ces sentiments qui m'ont conduit à vous, c'est ce que vous cherchiez, c'est ce que nous cherchons.
- Nous verrons. Tout dépendra de lui.
- Je suis certain qu'il fera le bon choix, puis, élevant la voix, je me trompe, Ekhel ?"
Ekhel se redressa brutalement, et faillit perdre l'équilibre. Sa vue était de plus en plus trouble. Dans la lumière cuivrée du couchant, deux ombres se rapprochaient. L'une des deux devait être Azaar. D'une voix qu'il espérait ferme mais qui ne l'était pas, Ekhel souffla :
"- Vous... Vous m'avez empoisonné!"
- Oui, c'est bien ce que j'ai fait, répondit l'une des voix avec calme.
- Pourquoi ? Je vous ai aidé. Peut être même ai-je sauvé votre vie.
- Et je vais sauver la vôtre. Sûrement...Cela fait trop longtemps que vous feignez de continuer à vivre, avec pour uniques compagnons, le dégout et la culpabilité. Cela doit finir.
- Que... ? Qu'en savez vous?"
Ekhel tituba en arrière, tentant d'échapper à l'ombre qui se rapprochait, jusqu'à ce que son dos rencontre le tronc d'un viel iboga. Il était acculé.
Après une pause, l'homme reprit :
"- J'étais comme vous, je... Il allait rajouter une explication, mais il se ravisa. J'ai une proposition à vous faire.
- Une proposition, interrompit Ekhel, vous m'empoisonnez et vous comptez que je traite avec vous!
- Oui, car je n'ai à vous offrir que des choix acceptables. Soit vous mourrez ainsi que vous le désirez tant, soit...
- Mourir par le poison... ! ? Vous vous trompez, ce n'est pas ce que je désire.
- Je peux vous offrir une autre mort, si vous le souhaitez, une mort honorable, un dernier combat... Le poison n'est que mon assurance, celle que vous ne fuirez pas avec le secret de notre rencontre et de mon nom.
- Votre nom a donc une valeur, murmura Ekhel.
- Oui, et je vous l'ai offert. C'est une faveur.
- Cela a plutôt l'air d'une malédiction, de mon point de vue. Quel est l'autre choix?
- La rédemption. C'est une voie difficile, mais la seule issue qui existe, la seule qui permette de mener une vie acceptable, à défaut d'être honorable. Je vous propose de servir les desseins d'Elona, et de protéger ce qui nous est cher, la vie sur cette terre, la vie des autres, si ce n'est la nôtre.
- J'ai déjà refusé de rejoindre les Lanciers du Soleil. Ce matin-même.
- Les Lanciers? Nous ne sommes pas des Lanciers. Les Lanciers, ... , oui, en théorie, leurs intentions sont louables. Mais, la gloire, les intérêts, l'ambition personnelle ont détourné depuis longtemps leurs dirigeants des vrais problèmes. Ils n'arrivent pas à voir ce qui est juste pour Elona.
- Et vous, vous le pouvez ? marmonna Ekhel, dubitatif.
- Nous essayons, reprit le deuxième homme, jusque là resté silencieux. La voie que nous vous proposons n'est pas dorée. Elle nécessite des sacrifices et n'offre rien de plus en retour que le sentiment que l'on retire lorsqu'on a accompli ce que l'on jugeait juste. Nous ne nous glorifions pas de nos actions et elles sont ignorées de tous.
- C'est ce que vous m'offrez ? La mort ou une vie de devoirs et de sacrifices? Rien de plus reluisant ? Combien d'esclaves avez-vous asservis de cette façon ?
- Des esclaves ? ... Je dirais plutôt des hommes libérés de l'entrave d'une vie misérable.
- Oui, reprit Azaar, honnêtement Ekhel, qu'a donc de reluisant votre vie actuelle ? Est ce vraiment le choix que vous feriez, si vous le pouviez ? Noyer jour après jour votre souffrance sans jamais pouvoir la faire disparaître..."
Ekhel s'appuya en arrière sur le tronc de l'arbre. Le poison l'affaiblissait de plus en plus. Le soleil était passé derrière l'horizon et une brise fraîche, trop fraîche pour le corps en sueur d'Ekhel, s'était mise à souffler. L'obscurité s'ajoutait au trouble grandissant de sa vision. La douleur, qui avait largement dépassé les limites de l'intolérable, irradiait dans chacun de ses muscles. Il allait mourir.
L'ombre d'Azaar se rapprocha encore.
"- Il faut choisir vite, sinon il sera trop tard pour une mort honorable.
- Vous avez parlé de sacrifices, qu'entendiez-vous par là ?
- Renoncer à la culpabilité qui vous ronge a un prix : il faudra vous défaire des liens vous liant à ceux qui vous sont chers. Renoncer à les revoir, pour tout le temps où vous serez parmi nous. En brisant ces liens, vous les protégerez mieux que vous ne le pourriez autrement. Et ils pourront mener leur vie librement, libérés du fardeau de votre vie dissolue."
Ekhel pensa immédiatement à Serali. Sa jumelle... Ils étaient si complices, avant...
" - Je ne peux pas." dit-il et sa voix lui parut plus décidée qu'auparavant.
La voix d'Azaar se fit plus douce et en même temps plus sincère.
"- Vous ne pouvez pas, mais en réalité, vous l'avez quasiment déjà fait. Vous vous êtes isolé de vos proches, vous avez déjà renoncé à partager votre souffrance avec eux. Vous avez refusé leur aide, je me trompe ?
- Comment savez vous ?
- Je l'ignore, Ekhel. En vous rencontrant, j'ai perçu l'écho de ma propre souffrance, de ma propre errance passée. J'ai donc supposé le reste."
Le ton d'Azaar redevint ferme.
"- Il fait presque nuit, à présent, vous devez faire un choix et vite..."
Dans l'esprit d'Ekhel, une lueur de compréhension s'était faite jour. Mais la rage d'être ainsi manipulé continuait de le ronger. Il fixa Azaar. C'était l'homme qui l'avait empoisonné délibérément, mais sur son visage, il n'y avait nulle haine. Et nulle pitié non plus. Ekhel était là sous leurs yeux, amoindri par le poison, son existence noyée dans la honte et le dégout, et ces deux hommes le regardaient, comme plus personne ne l'avait fait ces derniers temps, comme un égal, un être libre de son choix...
Après un long silence :
"- D'accord, je vous suis, dit il, puis dans un râle pénible, il demanda : Où est l'antidote ?
- Il n'y en a pas."
Ekhel tenta de faire un mouvement de protestation, mais son corps refusa.
"- Calmez- vous." Azaar posa la main sur l'épaule d'Ekhel. " C'est l'ultime épreuve. Vous devez me faire entièrement confiance. Pour vous débarrasser du poison, vous devez cesser de lutter contre lui.
- Si je fais cela, je vais mourir, gémit Ekhel.
- C'est ce que votre corps croit, mais c'est faux. Si vous continuez à le combattre, vous mourrez. Vous devez le laisser gagner. Vous devez me faire confiance, en dépit de tout ce que vous ressentez. Si vous avez des doutes, alors ce sera fini."
Ekhel grimaça. Réfléchir ne servait plus à rien. Dans quelques minutes, il agoniserait. Il se concentra, tentant de visualiser son corps mentalement. Une bouffée de fièvre le fit frissonner.
Il s'allongea au sol et força ses muscles à se détendre. A l'intérieur, il se sentait bouillir. Un haut-le-coeur le traversa, il ne résista pas et un goût acide et acre vint emplir sa bouche.
Azaar s'était assis à coté du corps allongé.
"- C'est presque ça."
La douleur atteignait un paroxysme. Au lieu de lui résister, il l'accepta, la laissa s'emparer de son esprit. Elle augmenta encore. Il allait mourir, c'était certain. Il accepta ce fait. Il accepta la mort. Et ce faisant, brutalement, la douleur commença à refluer. Elle partait. Ekhel en avait conscience, il ressentait que le poison était toujours là. Il le serait toujours, mais il cessait de lui être nocif. Ekhel inspira profondément, et ouvrit les yeux.
Azaar préparait un cataplasme.
"- On va enfin pouvoir soigner correctement cette plaie", dit-il en étalant l'épaisse pâte blanchâtre, sur la blessure.
Le contact en était délicieusement frais. Avec surprise, Ekhel murmura :
"- Je suis vivant, je vais vivre...
- Oui, et vous êtes l'un des nôtres, à présent, annonça le deuxième homme, qui s'était tenu à l'écart, dans l'ombre. Nous appartenons à l'Ordre des Soupirs, une très ancienne organisation dont l'objectif est de protéger Elona. Azaar vous accompagnera dans votre Initiation. Mon nom est Jurah, je suis le Maître des Soupirs."
par Inyae
23 Août 2012, 21:03
 
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Vous n’êtes pas autorisé(e) à consulter ce forum.
par Rhaegar Targaryen
30 Août 2012, 18:09
 
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par Rhaegar Targaryen
31 Août 2012, 22:33
 
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Joueur du grenier (tortue Ninja NES)

Hello,
une vidéo d'un ancien gamer à propos de cette "Torture Ninja" ... pour ceux qui l'avaient testé à l'époque, la vidéo est tout simplement hilarante...

bHHeoDmqdKQ


ATTENTION, vous n'avez jamis joué au Tortue Ninja sur NES, pas de problème !!! d'autre titres sont disponibles sur la page Youtube de ce Mr. Entre autre Mégtal-Gear premier du nom, Tintin au Tibet, Dragon's Lair, Tazmania, Excalibur 2555 A.D, Cpt Planète,...
par weedwizard
01 Sep 2012, 09:40
 
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Re: suggestion

Beber peux tu faire un post avec vote pour le retour de hub, et si majorité qu'il soit obligé de laisser tomber son pac man 3D qui pu du c .. Image
par jojo
01 Sep 2012, 11:46
 
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Ze Forge Mystique

Gadget amusant de GW2, la Forge Mystique pourrait se révéler vachement plus intéressante que ce simple coté apps / bonus qui détend et permet de tenter sa chance.

Déjà c'est où ? A l'arche du Lion, en plein centre. C'est une sorte de grosse fontaine de mana.
Il y en a une autre dans la zone pvp

A quoi ça sert : donner 4 objets complémentaires au djinn Zommoros qui gère la forge. Et ce dernier vous en rend un en échange.

Ouais mais sinon, à quoi ça sert ? bah à avoir un objet aléatoire contre 4 de ton inventaire

Ca pue un peu l'arnaque ton affaire, non ? effectivement, si on prend ça on premier degré, on pourrait avoir l'impression que le djinn il nous la met profond. Mais en fait pas tant que ça. Je reprends.
On donne 4 objets. Ces derniers doivent être de même type et de même qualité (enfin je crois). Et Zommoros nous en renvoie un de niveau égal ou supérieur au plus petit niveau de vos 4 objets et de rareté égale ou supérieure à l'objet le plus rare. On peut aussi tenter de le corrompre via des objets vendu par son agent de force de vente qui se trouve à coté, ou acheter à cette dernière des recettes précises (ceci dit pour les recettes, mieux vaut avoir un haut niveau, voire max, de craft, et pour les objets avoir un paquet de points de skills vu que c'est la monnaie qui sert ici). Parce que bon l'idée de base c'est d'obtenir de ce bon Zommoros un super objet légendaire kikoodur. Et pour ça faut bien viser, car à recette égale, l'objet n'est pas le même à chaque fois, même si niveau puissance ça devrait l'être.
Et ce qui est formidable c'est que ça fonctionne pour les objets, mais on peut aussi décider d'upgrader son matos de craft, ou la rareté de ses teintures.

OK, j'vois le truc, mais va falloir en faire des recettes de merde pour trouver de quoi crafter un super objet ? certes, certes. Certains érudits disent que des indices sur les recettes secrètes sont disséminés un peu partout sur les maps. ! On n'a donc fini de se brancher en mode touriste !


Si vous avez des recettes sympa, n'hésitez pas à venir les poster ici
par Akai
03 Sep 2012, 17:07
 
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Re: Guild Wars 2 est en rupture de stock.

Je suis allé à la fnac et divers magasin hier pour tenter de trouver un exemplaire de gw2 pour un ami (me suis cassé le nez partout !!)
En gros ils ont encore des exemplaires, mais ils n'ont plus le droit d'en vendre parce que les serveurs actuels de gw2 sont saturés (ca on avait remarqué !!!)

Ils vont attendre qu'on soit sortit des zones de départ pour qu'elles soient moins saturées et ils relanceront les ventes sans rien toucher aux serveurs...
par Hathor
06 Sep 2012, 09:37
 
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Re: Diablo 3 troll much? / Epic fail D3

HUb je peux te pistonner dans une petite guilde dans un jeu de niche qui s'appelle Guild wars 2, le jeu n'est pas tres connu le 1 n'était pas terrible. bon bah c'est une guilde de blonds du nom de TODK, on fait des sorties pour personnes agées comme l'affreux Jojo.
Pour te dire hier soir j'emmene Mani et Jojo faire un jumping puzzle que j'ai decouvert par hazard, et voila qu'on est parti dans une folle aventure (mel brooks power) a traverser une map entiere pour atteindre ce fameux jumping machin (ce n'est pas un titre de justin bieber, ca donne un point de succes et un coffre avec des zolies babioles).
donc nous voila a l'entrée d'une grotte on ouvre une grille et hop premiere epreuve ouvrir la seconde grille trop facile des rochers qu'on ramasse dans un torent d'eau nous serve a bloquer trois boutons dicéminer dans la caverne sur des stelles.
la seconde grille ouverte on se retrouve devant une nouvelle epreuve traverser lit de pierre qui se cassent a ton passage pour te faire tomber dans une fosse remplie de mechant pique qui te tue.
comme nous sommes blonds on traverse pas assez vite badaboum pif paf on meurt joyeusement au fond du trou, pas grave on va au point de rez, oupsss on a oublié de declencher le point de rez le plus proches.
c'est reparti pour run toute la map sauf moi qui avait deja fait la zone, ce qui me permet d'observer sur la map les points bleus de mes 2 compagnons qui me rejoignent. Jojo fait du "tourisme" pour pas dire qu'il se perd dans une grotte qu'il trouve tres belle ensuite monsieur fait des empletes au marchand de reparation d'armure oui tu comprend il avait un accro à son costume de necro en tombant comme si un necro avait besoin d'etre tout bien sappé.
enfin nous revoila réuni on recommence grille 1, grille 2 et cette fois on traverse chacun notre tour en courant et sautant. gagné!!!! ouais on est les plus fort...
ce n'est pas fini, un petit dedale de passages remplies de spectres et de pieges a pointes. on tourne, on vire reviens sur nos pas en vrai blond.
enfin on trouve la sortie une cascade qui se jete dans une immense cache ou mouille un ancien navire de pirates, tous les pirates sont en spectre et garde leurs navires. apres hésitation pour sauter de la cascade ( c'est pas vrai j'ai courru trop vite et suis tombé direct chut faut pas le dire) on nage dans l'eau j'etais deja venu et je savais qu'on ne pouvais pas monter a bord par la flotte. donc avec la vue panoramique on peut voir que des poutres vers le plafond de la grotte donnerai acces sur le map a la proue du navire.
c'est reparti mon kiki heu non mon Jojo et mon Mani. on se decide a monter, un petit embarcadere avec quelques mobs qu'on ignore totalement nous donne acces a une premiere poutre montante sur une nouveau petit passage. le passage est en U de l'autre coté que vois je? ha bah tiens une nouvelle poutre qu'on traverse.
nous voila deja assez haut, on peut voir le pont du bateau avec quelques spectres nous y attendant en derniere epreuve mais car il y a un mais l'avant derniere epreuve est d'atteindre le mat a l'avant du navire.
5 poutres enfoncées dans la roche nous permettent d'etre assez pres pour sauter sur le mat, Mani se lance et s'autosuicide en sautant trop court. On est mort de rire sur mumble, Mimi qui ecoute derriere sourit. avec Jojo on fait les malins et plouf retour a la case depart.
Cette avant derniere epreuve à durer un temps certain ou un certain temps, surtout pour Mani qui a l'air davoir 2 pieds gauches, moi qui atteind rapidement le mat mais qui a froce d'attendre de tourner et me retourner fini par tomber comme une larve dans la flotte et hop faut recommencer, une bonne tranche de rire tout ca.
par contre sur le pont alors la pour casser du mobs ca va tout seul roxxor power, on trouve quand meme le moyen de chercher le coffre qui etait juste au milieu dans la calle. on drop des trucs sympa sauf Mani comme dit Jojo c'est parce qu'il a un malus de temps pour avoir mis 2 siecles a traverser les 5 poutres.

Hub si tu as eu le courage de me lire (dechiffrer) jusqu'au bout, tu as deja un succes. Et a bientot IG si tu veux jouer à un jeu pas terrible avec des blonds que tu ne connais pas du tout et qui te fond pas chier du tout pour que tu nous rejoignes.
par zit
07 Sep 2012, 09:05
 
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Re: Diablo 3 troll much? / Epic fail D3

Merci zit pour la description de cette folle aventure. En tout cas jojo etait au taquet hier soir !
Par contre tu parles de 'vue panoramique' a un moment, il y a une touche pour l'activer ? Car je n'ai pas trouvé comment faire des screens sans avoir notre personnage dans le champ de vision. On peut pas zoomer au max avec la molette et ça m'embête bien !
par lulu
07 Sep 2012, 13:18
 
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Re: Diablo 3 troll much? / Epic fail D3

Hé hé. C'est vrai que c'est super marrant, surtout à plusieurs les jumping puzzles.

Mais ce serait encore plus marrant, que quelqu'un vienne nous dire ce qu'on doit faire "en théorie" (mais qu'on ne fait jamais), et que depuis 2006, aucun blond ne l'écoute. Moi, j'aimerais bien, ça me manque.

Pis il nous manque quelqu'un pour rusher le coffre avant tout le monde, comme par exemple hier soir, avec beber et jojo on s'est retrouvés avec le pop des moas au coffre de fin du jumping puzzle de la clique du bretteur, ben il manquait quelque chose : personne n'a ouvert le coffre avant qu'on tue les moas.

Enfin bref, oublie diablo, Hub, on t'en conjure.
Viens avec les blonds et les blondes.
Viens du coté clair de la Force.
par Inyae
07 Sep 2012, 14:12
 
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Re: Balancer vos screens part 2 ^^

Cherchez pas il a déjà acheté 50 000 gemmes à la boutique ....
Et voila la preuve de son business ...

Image

:byebye0: cuteonion9
par jojo
13 Sep 2012, 18:01
 
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Re: Iphone 5 ??

643886_10151199804510255_676219008_n.jpg


soldier_baby18
par weedwizard
13 Sep 2012, 18:39
 
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Re: Petit donjon dimanche

Bon ben ca c est fait .... premier donjon avec Hub et Shaylan et un grand merci à Zit :tongueout1:
par jojo
17 Sep 2012, 00:18
 
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Re: succès mensuel : Survivant(e) aguerri(e)

le rang max c'est 100 000 xp ?? si c'est le cas cool car je l'ai ,1donjon catacombes au niveau 57 = + ou - 50 000 xp en mode histoire et aprés ben ... faut pas mourru :tongueout1:

pour mon hub :mrgreen:

Image

onion68 :mrgreen:
par jojo
18 Sep 2012, 18:15
 
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Contenu de la mise à jour du 25/09/2012

Général
Correctifs du niveau de détail de nombreux objets dans le monde.
Correctifs de cartes visant à empêcher les joueurs de quitter la zone jouable.
Correction d’un bug qui rendait les bruits de pas des familiers particulièrement forts, surtout dans l’eau.
Correction d’un bug qui rendait les aides inopérantes dans la bagarre de barils.
Correction de blocages dans divers événements.
Mise à jour des fonctionnalités et des textes relatifs à l’achat d’emplacements de banque.
Correction du volume excessif des sons qu’émettaient les portails vers l’Outre-monde au Marais d’anathema.
Correction de plusieurs bugs qui empêchaient la bonne réinitialisation de certains défis de compétence.
Tous les objets de recettes sont maintenant liés au compte et non à l’âme comme c’était le cas pour beaucoup.
Mise à jour du chien de pierre de la Rune d’ogre supérieure, qui n’effectue plus d’invocation quand le joueur est sous l’eau.
Mise à jour du Sceau d’invocation démoniaque, qui n’effectue plus d’invocation quand le joueur est sous l’eau.
Les chiens de pierre et écorcheurs invoqués meurent quand ils entrent dans l’eau.
Suppression de la pièce de cuivre que rapportaient les récompenses d’exploration de la carte des villes.
Suppression des recettes de la Forge mystique utilisées pour réduire les surplus de provisions.
Les ennemis des zones didacticielles ne génèrent plus de butin. En compensation, terminer le didacticiel rapporte 72 pièces de cuivre en sus des récompenses existantes. Ce choix vise à dissuader les joueurs de s’attarder dans les instances du didacticiel pour y farmer les créatures.
Les fragments d’obsidienne sont maintenant liés au compte.
La boîte pour armure barbare de berserker et la boîte pour armure draconique de maraudeur rapportent désormais les objets appropriés.
Correction de divers bugs provoquant une erreur fatale.
Ajout d’un coup de grâce pour le rang de loup 30 à 39.
Correction des recettes de l’artefact mystique, la barricade mystique et le trident mystique.
Correction de bugs provoquant une erreur dans le pourcentage d’exploration de la carte et empêchant de décerner le succès.
Application d’un temps de recharge de 10 secondes à l’amélioration Bol de soupe de volaille aux arômes de safran, afin d’empêcher les élémentalistes d’enchaîner les dissipations d’altération avec Sceau de restauration.

Compagnie commerciale du Lion noir
Ajout de fonctionnalités et d’améliorations aux coffres du Lion noir, dont une occasion de recevoir de nouveaux objets comme une version permanente du Transporteur express du Lion noir ou encore un conduit de la forge mystique.
Les nécessaires de recyclage du Lion noir affichent désormais correctement les bons pourcentages de matériaux rares.

Scénario
Réglage de la difficulté des étapes suivantes du scénario : “Une paix fragile”, “Destruction du navire osseux”, “Champ de bataille”, “Homicide politique”, “Sabotage”, “Explosion imminente”, “Soutenir votre coterie”, “Monsieur Loyal”, “La Gaine de pierre”, “Pister les Séraphins”, “Retard pour impondérable”, “Visiteurs indésirables” et “Visiteurs indésirables”.
Correction de bugs dans les étapes suivantes du scénario : “Une paix fragile”, “Contre la corruption”, “Rancune”, “Réunion du Pacte”, “Soutenir votre coterie” et “La chute de la tour”.
Correction de bugs exploitables dans “Le bruit d’une psi-lance”.
Sacs de butin en fin de scénario :
o Ces sacs ont été améliorés de façon à ne donner que des équipements verts ou mieux de niveau 78 minimum.
o Le nombre de sacs reçus a été réduit de 5 à 3.
o D’autres améliorations seront effectuées dans les prochaines semaines. Les joueurs qui auront terminé le scénario avant la mise à jour finale seront compensés équitablement une fois les nouvelles récompenses intégrées.

Donjons

Général
Mise à jour des vendeurs des Catacombes ascaloniennes et du Manoir de Caudecus, qui proposent désormais des versions niveau 80 de leurs skins uniques plutôt que de niveau 60 et 70. Les joueurs qui ont acheté les versions niveau 60 et 70 seront bientôt invités à les convertir au niveau 80, et ce sans avoir à utiliser des pierres de transmutation.
Citadelle de la Flamme
Correction d’un bug exploitable dans la chaîne de Magg qui permettait de ne pas effectuer le donjon tout en recevant quand même les récompenses.
Dans la chaîne de Magg, si Magg meurt dans le champ de lave, il se téléporte au début, juste au-dehors de la zone.
Dans la chaîne de Magg, Magg doit être beaucoup plus proche pour attirer l’aggro. Cette modification n’est valide que pendant l’escorte jusqu’au magmacyte.
Manoir de Caudecus
Correction d’un bug exploitable qui permettait de ne pas effectuer certains passages.
Honneur des vagues
Correction d’un bug dans la chaîne du Boucher qui empêchait un boss d’apparaître.
Arah
Correction d’un problème de blocage.
Catacombes ascaloniennes
Correction de bugs bloquants dans la chaîne de Détha.

Récompenses des donjons
Nous avons intégré des mises à jour majeures dans les récompenses de donjons que je tenais à clarifier ici. Toutes ces modifications découlent d’un seul et même bug exploitable qui permettait de recevoir plus de 20 niveaux en un seul donjon. Or en corrigeant simplement ce bug, d’autres problèmes apparaissaient. Nous avons donc instauré un nouveau système destiné à augmenter les récompenses des donjons pour les joueurs qui les effectuent normalement tout en réduisant l’inflation des récompenses pour ceux qui exploitent un bug afin de les farmer.
Les coupons de donjons sont maintenant décernés à la fin d’une chaîne explorable, ceci afin d’empêcher les joueurs d’entrer dans une chaîne, tuer le premier boss qui génère des coupons, ressortir et rentrer. Dans un futur proche, nous compenserons cette modification en transformant les coupons de donjon en objets rares. Ainsi, même les chaînes non terminées seront comptabilisées dans l’obtention des récompenses.
En plus des 20 coupons que rapporte la réussite d’un donjon, chaque donjon terminé pour la première fois de la journée rapporte désormais 40 coupons supplémentaires. Ainsi, si vous terminez les 3 chaînes d’un donjon en une journée, vous recevrez au total 180 coupons, ce qui suffit à acheter certaines récompenses mineures.
Les coupons de donjons devraient être liés au compte. Vous pouvez ainsi utiliser un seul et même personnage pour farmer des coupons pour tous vos personnages.
La semaine dernière, pour lutter contre les speed-clearings de donjons les plus abusifs, nous avons intégré un système limitant les récompenses en cas de répétition d’un même donjon sur une courte période. Cependant, ce système a eu un impact plus important que prévu en raison d’un bug. Cette semaine, nous allons donc le modifier de façon à ce qu’il n’affecte pas les joueurs qui terminent différentes chaînes d’un même donjon. Nous continuerons à évaluer ce système dans les semaines à venir.

Professions
Général
Intégration d’un correctif améliorant la précision de Droit au cœur, Bond foudroyant, Bond de flammes et Bond de monarque.

Elémentaliste
Correction de bugs afin d’empêcher de tirer Frappe enflammée et Eclats de glace derrière le joueur.
Glyphes rapides : cette aptitude de la magie de l’air réduit désormais de 20% le temps de recharge le la compétence d’élite Glyphe des élémentaires.

Ingénieur
Barrage de grenades : ce kit de grenades peut maintenant être utilisé sous l’eau.
Mèche courte : cette aptitude n’est plus écrasée par l’aptitude Grenadier. En outre, elle s’applique désormais aux grenades sous-marines.
Kits rapides : ajout d’un temps de recharge de 5 secondes au déclencheur de cette aptitude, ceci afin d’empêcher les joueurs d’en abuser pour gagner des améliorations de vigueur extrêmement durables.
Vitesse stimulante : ajout d’un temps de recharge de 5 secondes au déclencheur de cette aptitude, ceci afin d’empêcher les joueurs d’en abuser pour gagner des améliorations de vigueur extrêmement durables.

Gardien
Intervention miséricordieuse : cette compétence a été rendue compatible avec l’aptitude Maîtrise de la méditation. L’infobulle de cette compétence a également été mise à jour pour afficher le taux de guérison lorsque des aptitudes sont appliquées.
Puissance insaisissable : cette aptitude ne confère plus Pouvoir en cas de blocage d’Egide.

Envoûteur
Correction des textes des mantras disponibles.
Voile : cette compétence de prestige affiche désormais la durée d’activité correcte quand elle n’est pas affectée par des aptitudes.

Nécromant
Goût de mort : les effets curatifs de cette compétence ont été modifiés.
Mur spectral : cette compétence applique maintenant le taux correct de Vulnérabilité .
Vampirique : correction d’un bug qui empêchait cette aptitude de fonctionner avec les projectiles.
Energie du désespoir : cette aptitude fournit maintenant le boost indiqué (20%) au lieu de 10%.
Complainte de la banshee : cette malédiction applique plus de Rapidité.
Déplacement spectral : cette compétence est plus active et fonctionne correctement avec son aptitude de recharge. Rupture de lien spectral devient en outre Rappel spectral.
Maître des serviteurs : cette aptitude de la magie de la mort affecte désormais correctement la compétence d’élite Invocation de golem de chair.
Marque putride : cette compétence a été corrigée pour la rendre imblocable par l’aptitude Marques supérieures.
Marque d’évasion : cette aptitude peut désormais déclencher l’aptitude Marques d’âme.
Protection de la Faucheuse : cette aptitude a été rendue compatible avec divers effets de contrôle de foules.
Voleur
Vol prodigue : cette aptitude n’applique plus deux fois 15 secondes de Vigueur.

Races
Norns
Appel de la guivre : le lancement automatique de cette compétence a été désactivé pour éviter un bug exploitable. En outre, elle est à présent utilisable pendant un déplacement.


Joueur contre Joueur
Héritage du Feu belligérant : correction d’un bug permettant aux joueurs de se téléporter derrière l’une des portes.
Fusil expérimental : cet objet n’est plus utilisable en Monde contre Monde.
par Lejust
26 Sep 2012, 00:18
 
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Re: 'credi 26/09 : Donjon Aléatoire

Je ne serais pas là car dodo tôt ce soir ordre du Docteur Hub :mrgreen: Image
Mais merci Weed pour le lien, car j'adore l'histoire :tongueout1:
par jojo
26 Sep 2012, 18:28
 
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